Pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris et évoluer vers un modèle CLIC™, acronyme anglais des termes Circular (Circulaire), Lean (Efficient), Inclusive (Inclusif) et Clean (Propre), les émissions totales de gaz à effet de serre (GES) doivent diminuer de 7,6% par an jusqu’en 2023 et les émissions dues aux transports doivent être pratiquement réduites de moitié d’ici 20501. Cela implique de découpler la hausse des émissions de la demande croissante de mobilité des personnes et marchandises, ce qui sera crucial pour la future croissance de l’économie.

parler avec un expert
Une révolution des transports est en cours. Cette révolution est synonyme d’opportunités d’investissement considérables et constitue un moyen de construire une société plus résiliente et plus durable

Des modes de transport plus propres apparaissent déjà. La transition vers les véhicules électriques (VE) en est un exemple. La pénétration des VE arrive à un tournant et les améliorations technologiques signifient que les émissions générées au cours du cycle de vie sont désormais plus faibles pour les véhicules électriques que pour les moteurs à combustion. Il reste encore beaucoup à faire en termes de recyclage plus écologique des batteries et d’électricité à émission zéro, mais la technologie permet des avancées considérables. Les micro-véhicules ont le vent en poupe en corrélation avec la mobilité en tant que service, comme on le voit avec le covoiturage, l’auto-partage, et l’encouragement des systèmes intégrés de transport public et privé. La mobilité douce ou la micro-mobilité comme les vélos et trottinettes en libre-service permettent de se déplacer efficacement dans les villes tout en offrant des avantages en termes de décarbonisation. Les chemins de fer, la mobilité combinée et les options de micro-mobilité peuvent réduire l’empreinte carbone d’un trajet de 90%3 et il est vital que les villes s’adaptent à cette nouvelle façon de se déplacer.

Les chemins de fer, la mobilité combinée et les options de micro-mobilité peuvent réduire l’empreinte carbone d’un trajet de 90% et il est vital que les villes s’adaptent à cette nouvelle façon de se déplacer

Dans les villes du futur, moins d’espace sera dédié aux voitures. Redessiner les espaces urbains en s’éloignant du modèle actuel centré sur la voiture pour prendre en compte d’autres formes de mobilité partagée plus durables, peut libérer un espace précieux. La suppression de places de parking et la simplification des routes peut accroître les zones aménageables des centres-villes de 15 à 20%4. Augmenter le nombre de pistes cyclables, faire des rues piétonnes la nouvelle norme et promouvoir les navettes, autant d’initiatives qui transformeront certainement la manière dont nous nous déplaçons dans nos villes.

Nous devons construire des centres urbains avec les méthodes de construction écologiques existantes qui incluent des mesures d’économie d’énergie, telles que l’isolation, l’énergie solaire, un éclairage et un chauffage efficient, et l’utilisation de solutions de stockage de l’énergie

Quelque 60% de l’environnement urbain qui hébergera la population mondiale d’ici 2050 doit encore être construit5. C’est pourquoi nous devons créer des villes intelligentes. Des villes qui sont résilientes non seulement en termes d’infrastructures, mais aussi en termes de résistance aux inondations et aux phénomènes hydrologiques extrêmes. Nous devons construire des centres urbains avec les méthodes de construction écologiques existantes qui incluent des mesures d’économie d’énergie, telles que l’isolation, l’énergie solaire, un éclairage et un chauffage efficient, et l’utilisation de solutions de stockage de l’énergie. Cela réduira drastiquement l’empreinte énergétique. Concrètement, les urbanistes devraient se concentrer sur l’adaptabilité climatique, l’efficience énergétique, et la promotion des modèles d’affaires basés sur le partage.

L’électrification peut être suffisante pour décarboniser le transport courte distance mais nous devons repenser le transport lourd et longue distance, pour le décarboniser. Le transport lourd représente la moitié des émissions totales liées au transport. Les principaux coupables étant :

la route

29%

l'aviation

12%

le bateau

11%

le fret ferroviaire

1%6

Pour l’aviation courte distance, l’innovation dans la conception des véhicules (telle que les ailes volantes à fuselage intégré) et l’électrification des véhicules rendent la décarbonisation de plus en plus accessible. Mais, pour maintenir les échanges et ne pas interrompre les chaînes d’approvisionnement internationales, la croissance du transport longue distance est vitale pour la croissance économique future.

Les sources d’énergie alternative telles que l’hydrogène, les essences synthétiques et les biocarburants durables semblent être des solutions pour bon nombre de trajets longue distance et nécessitent des infrastructures et des avancées technologiques importantes pour être commercialisées. L’hydrogène, par exemple, est une technologie prometteuse pour les secteurs aussi bien ferroviaire que maritime. Les poids lourds à hydrogène devraient bientôt sillonner les routes tandis que des trains à hydrogène sont déjà en fonction en Europe. Le secteur aéronautique pose de sérieux problèmes. Pour l’aviation long-courrier, des évolutions technologiques sont nécessaires afin de décarboniser en utilisant des carburants durables, lesquels devraient augmenter rapidement ces prochaines années.

Les autorités de réglementation ont certainement un rôle important à jouer dans la promotion de l’innovation écologique pour le transport longue distance. Une plus grande focalisation sur les émissions générées durant le cycle de vie et la circularité dans la production et l’utilisation des véhicules – l’efficacité de l’utilisation des matières premières, la réutilisation des batteries et le recyclage, le branchement du véhicule au réseau – permettront au transport de se dématérialiser, de réduire les déchets, d’améliorer l’efficacité des ressources, de réduire les émissions et de soutenir une population urbaine croissante. Par ailleurs, il existe un catalyseur fondamental profondément ancré dans cette révolution, à savoir la digitalisation. Elle permettra l’avènement d’écosystèmes de transport intégrés, le télétravail et générera de nombreuses opportunités d’investissement dans les technologies à émission zéro et la mobilité en tant que service.

La mobilité est un rouage essentiel de notre développement économique futur. Cependant, la mobilité doit à l’avenir être équitable, résiliente, avantageuse en termes de coûts et propre. Enfin, la tâche de transition complexe requiert un alignement entre les programmes internationaux, les politiques nationales, la mise en œuvre locale et les solutions du secteur privé.

A chaque niveau, il vaut mieux investir maintenant – pour éviter des pertes futures, maximiser les opportunités de récolter les fruits de la croissance verte et de la transition vers l’économie CLIC™.

télécharger notre livre blanc.

télécharger notre livre blanc.

pour nous contacter.

Veuillez selectionner une valeur.

Veuillez saisir votre prénom.

Veuillez saisir votre nom de famille.

Veuillez saisir une adresse e-mail valide.

Veuillez saisir un numéro de téléphone valide.

Veuillez selectionner une valeur.

Veuillez selectionner une valeur.

Veuillez composer votre message.

Un problème est survenu, votre message n'a pas été envoyé.

1 Voir PDF “CLIC™ Mobility: A climate Transition for Transport in a post-COVID world”
Idem
Idem
4 Idem
5 Idem
6 Idem

parlons-nous.