Lorsque vous visitez notre Site, des informations peuvent être stockées ou récupérées sur votre dispositif, principalement sous forme de cookies. Nous utilisons des cookies nécessaires au bon fonctionnement du Site, ainsi que des cookies statistiques et marketing pour mesurer l’audience et personnaliser notre contenu. Nous faisons appel à Google pour les cookies statistiques et marketing, afin de mesurer la performance du site et diffuser des publicités pertinentes. Pour plus d’information, nous vous renvoyons également à la Politique Google Responsabilité des données d'entreprise.
Dans ce Centre des Cookies, vous pouvez définir vos choix en matière d’utilisation des cookies : accepter ou refuser certaines catégories, tout accepter ou tout refuser. Pour obtenir des informations détaillées sur l’ensemble des cookies utilisés parmi ces 3 catégories, veuillez consulter notre politique en matière de cookies.
Veuillez noter que le blocage de certains cookies peut affecter votre expérience et les services proposés.
Cookies nécessaires - Toujours actif
Les cookies nécessaires contribuent au bon fonctionnement du site en activant des fonctionnalités essentielles comme la navigation et l’accès aux zones sécurisées. Ils ne peuvent pas être désactivés dans nos systèmes.
Cookies statistiques
Les cookies statistiques nous aident à comprendre comment les visiteurs interagissent avec notre site en collectant et en communiquant des informations sur la navigation. Ils permettent d’identifier les pages les plus et les moins consultées et d’améliorer la performance globale du site.
En activant cette catégorie de cookies, vous permettez à Lombard Odier d’utiliser les services de Google pour mesurer l’audience et l’utilisation du Site.
Cookies marketing
Les cookies marketing sont utilisés pour diffuser des publicités pertinentes et mesurer la performance des campagnes. Si vous choisissez de ne pas activer ces cookies, vous continuerez à voir des publicités, mais elles seront moins adaptées à vos centres d’intérêt.
Choisissez dans quel but nous pouvons collecter et utiliser vos données au moyen des produits Google :
Stockage utilisateur : pour permettre techniquement les fonctionnalités publicitaires.
Données utilisateur pour la publicité : pour permettre l’optimisation de nos campagnes publicitaires
Personnalisation des publicités : pour adapter les publicités à vos intérêts.
Marché des voitures de collection : performances, tendances et opportunités
1955 Mercedes-Benz 300 SLR Uhlenhaut Coupé
Au cours des 20 dernières années, le marché mondial des voitures de collection est passé du statut de passion de niche à celui de classe d’actifs alternative reconnue. Ce mouvement l’a rendu de plus en plus pertinent pour les gestionnaires de fortune et les family offices en quête de diversification au-delà des instruments financiers traditionnels. Selon les paramètres retenus pour définir le périmètre du marché, la valeur totale du parc mondial de voitures de collection est estimée entre plusieurs centaines de milliards de dollars et plus de 1’000 milliards de dollars, pour un taux de rotation annuel d’environ 10%.
Ces deux dernières années, le marché a connu une transition marquée. L’optimisme post pandémie a laissé place à un environnement plus mesuré, guidé par les données et façonné par la hausse des taux d’intérêt, ainsi que par d’autres réalités macroéconomiques. Plusieurs forces sont à l’œuvre : transformation digitale, évolution démographique, fragmentation géopolitique croissante. Si le début de la saison 2026 a livré quelques signaux encourageants, il reste prématuré de conclure à l’émergence d’un nouveau marché haussier.
Ces deux dernières années, le marché a connu une transition marquée : l’optimisme post pandémie a laissé place à un environnement plus mesuré, guidé par les données
Les clés du marché des voitures de collection
Le marché des voitures de collection se divise généralement en trois segments distincts :
les voitures de collection « du quotidien », produites en volumes relativement importants par des marques telles que MG, Austin Healey, Jaguar, Porsche ou Mercedes Benz ;
les voitures dites « investment grade », dont la valeur de marché excède nettement le coût d’une restauration complète ;
les supercars et hypercars modernes.
La première catégorie est souvent considérée comme inférieure au seuil d’investissement. Le coût d’une restauration exhaustive dépasse fréquemment la valeur de l’actif, tandis que les frais de détention et d’entretien représentent une part significative du prix. L’attrait est rarement purement financier. Il réside plutôt dans les bénéfices immatériels de la détention : le plaisir de conduire, l’art de vivre associé à ces voitures, ainsi que l’accès à des événements, des réseaux et des communautés qui gravitent autour d’elles.
S'inscrire à la newsletter
Les supercars et hypercars, produites en séries limitées à partir de la fin des années 1980 par des constructeurs tels que McLaren, Ferrari, Lamborghini ou Aston Martin, ainsi que par des marques spécialisées comme Pagani, peuvent se négocier avec des primes substantielles, parfois à plusieurs fois leur prix catalogue initial. Néanmoins, une part importante de ce segment continue de se comporter comme un actif essentiellement amortissable.
La valeur est extrêmement sensible au kilométrage. Dans de nombreux cas, les prix les plus élevés sont atteints par des exemplaires dits à « kilométrage de livraison », affichant généralement seulement quelques dizaines ou centaines de kilomètres. En règle générale, plus le véhicule est récent, plus un faible relevé au compteur devient déterminant dans la formation du prix. Il existe toutefois des exceptions notables. Certains modèles emblématiques plus anciens, tels que la Porsche 959, la Porsche Carrera GT, la Porsche 918 Spyder, la McLaren F1, certaines Lamborghini à moteur douze cylindres ou encore plusieurs Ferrari produites en séries limitées, peuvent généralement absorber un kilométrage plus élevé, parfois de plusieurs milliers, voire dizaines de milliers de kilomètres, sans que leur valeur n’en soit significativement affectée.
Dans de nombreux cas, les prix les plus élevés sont atteints par des exemplaires dits à « kilométrage de livraison », affichant généralement seulement quelques dizaines ou centaines de kilomètres
Bien que plus restreint, puisque seuls quelques modèles accèdent à ce statut, c’est le deuxième segment qui regroupe les voitures de collection les plus précieuses au monde. Au sommet du marché, des exemplaires exceptionnels atteignent des prix de plusieurs dizaines de millions de dollars, d’euros ou de livres sterling. Ces voitures se distinguent par une rareté extrême, une provenance exceptionnelle, un palmarès sportif significatif et une portée culturelle plus large, qu’il s’agisse de sommets d’innovation technologique ou d’expressions emblématiques du luxe, de la beauté ou du savoir-faire. Pour les voitures de compétition, la valeur est renforcée par des liens tangibles avec des épreuves mythiques telles que les 24 Heures du Mans, les 12 Heures de Sebring ou la Formule 1.
Parmi les exemples représentatifs figurent la Bugatti Type 57S Atlantic, la Ferrari 250 GTO (dont certaines transactions ont atteint jusqu’à USD 70 millions), la Ferrari 250 LM, la McLaren F1, ainsi que la Mercedes Benz 300 SLR Uhlenhaut Coupé de 1955, dont la vente à EUR 135 millions est largement considérée comme la voiture la plus chère jamais vendue.
Nombre de ces modèles sont intégrés dans des indices de référence, notamment le HAGI Top Index de Historic Automobile Group International (HAGI), ainsi que dans des indices spécifiques à certaines marques comme Ferrari, Porsche, Mercedes Benz, Lamborghini et BMW. Le HAGI Top Index comprend actuellement 50 modèles issus de 19 marques, répartis en quatre sous-indices : un indice Ferrari regroupant douze modèles, un indice Porsche avec 14 modèles, un indice Mercedes Benz avec 23 modèles, ainsi qu’un sous-indice réunissant 24 modèles provenant de 17 marques classiques autres que Porsche et Ferrari. Des indices dédiés à Lamborghini et à BMW ont été ajoutés respectivement en 2018 et en 2023.
Sur le plan méthodologique, les indices HAGI sont pondérés par la capitalisation : le prix moyen de chaque modèle est multiplié par le nombre d’exemplaires survivants connus. Les données de prix mensuelles sont collectées par HAGI et ses partenaires, et reposent exclusivement sur des transactions réelles à l’échelle mondiale, incluant ventes privées, ventes de concessionnaires, spécialistes de marque et résultats d’enchères.
L’évolution de long terme du marché des voitures de collection, telle que documentée par les indices HAGI, peut être divisée en quatre phases distinctes.
Entre 2008 et fin 2016, le marché a bénéficié d’un puissant cycle de croissance post crise financière. De nombreux segments ont alors affiché des rendements annuels à deux chiffres, portés par l’abondance de liquidités mondiales, l’enrichissement global et la reconnaissance croissante des voitures de collection comme classe d’actifs alternative.
Entre 2016 et 2020, le marché est entré dans une phase de consolidation, marquée par des indices évoluant globalement sans tendance nette et par une sélectivité accrue des valorisations.
A la suite de la pandémie de COVID-19, le marché est entré dans une nouvelle phase de croissance entre 2020 et 2022, marquée par une demande soutenue, une hausse des volumes de transactions et une forte appréciation des prix, dans un contexte de liquidités excédentaires, de taux d’intérêt historiquement bas et de recherche de rendement.
Depuis 2022, le marché connaît une seconde phase de consolidation, en parallèle d’une hausse rapide des taux d’intérêt et d’un fort attrait pour les investissements liés à la technologie et à l’IA.
Depuis 2022, le marché connaît une seconde phase de consolidation, en parallèle d’une hausse rapide des taux d’intérêt et d’un fort attrait pour les investissements liés à la technologie et à l’IA
Les performances à un an, trois ans et dix ans sont résumées dans la figure ci-dessous. Le HAGI Top Index affiche un rendement moyen sur dix ans de 4,5%, Ferrari, Lamborghini et BMW dépassant les 5%. Sur les trois dernières années, les rendements annuels ont été inférieurs à la moyenne décennale pour les raisons évoquées précédemment. Plus récemment, les performances à un an, toutes marques confondues, ont dépassé les moyennes à trois et dix ans.
Performances moyennes sur 1 an, 3 ans et 10 ans
HAGI F: Ferrari Index, HAGI P: Porsche Index, HAGI MBCI: Mercedes Benz Index, HAGI LPS: Lamborghini Index, BMW: BMW Index
Début 2026, le marché a enregistré quelques résultats atypiques et spectaculaires, principalement sur des Ferrari rares telles que les 288 GTO, F40, F50 et Enzo, ainsi que sur la Porsche Carrera GT. En janvier, par exemple, une Ferrari Enzo à faible kilométrage, dans une rare configuration jaune avec intérieur sur mesure, a atteint USD 17,9 millions chez Mecum. En mars, un exemplaire noir s’est vendu USD 15,2 millions chez Broad Arrow. A titre de comparaison, les voitures dans la configuration rouge plus courante continuent de se négocier entre le milieu et le haut de la fourchette des millions à un chiffre, en particulier sur le marché des concessionnaires. Cette réalité persiste malgré les résultats spectaculaires en salle des ventes et souligne l’écart entre des exemplaires exceptionnels, richement spécifiés, et la fourchette de prix plus large du modèle. A noter également que les voitures basées aux Etats-Unis ont récemment obtenu de meilleurs résultats, illustrant l’importance de la provenance, l’influence des droits de douane, de la configuration et du lieu de vente dans la formation des prix.
Il demeure toutefois trop tôt pour interpréter ces transactions isolées comme le signal d’un nouveau cycle haussier durable.
Essor des voitures contemporaines
Une enquête menée en 2025 par la Federation of British Historic Vehicle Clubs (FBHVC) sur le marché britannique a révélé que 53% des propriétaires de véhicules historiques possèdent également une « youngtimer », généralement définie comme une voiture âgée d’environ 20 ans. L’étude montre également que les propriétaires âgés de 25 à 34 ans sont particulièrement sensibles à la valeur culturelle et sociale des véhicules historiques.
Une enquête menée en 2025 par la Federation of British Historic Vehicle Clubs (FBHVC) a révélé que 53% des propriétaires de véhicules historiques possèdent également une « youngtimer »
Ces données témoignent d’un glissement générationnel clair. Les collectionneurs plus jeunes se tournent de plus en plus vers des classiques récents, marquant un éloignement progressif des modèles plus anciens au profit de plus jeunes. En pratique, les voitures construites à partir des années 2000, ou « youngtimers », semblent aujourd’hui capter la plus grande part de l’intérêt des acheteurs.
A bien des égards, l’histoire se répète. Dans les années 1980, ce sont les voitures des années 1960 – telles que la Ferrari 250 GTO, qui ont connu les plus fortes appréciations. Aujourd’hui, des modèles comme la BMW E30 M3 Evo, la Ferrari Enzo, l’Audi Sport Quattro, la Lamborghini Countach, la Porsche Carrera GT ou encore les Ferrari de Formule 1 de l’ère Schumacher figurent parmi les voitures de collection contemporaines les plus recherchées.
Dietrich Hatlapa a fondé Historic Automobile Group International (HAGI), un groupe indépendant de recherche et de conseil, en 2007.
Il est également l’auteur de Better Than Gold: Investing in Historic Cars, ouvrage de référence sur le marché des voitures de collection, publié pour la première fois en 2011 et révisé en 2014.
Information Importante
Le présent document de marketing a été préparé par Banque Lombard Odier & Cie SA (ci-après « Lombard Odier »).
Il n’est pas destiné à être distribué, publié ou utilisé dans une juridiction où une telle distribution, publication ou utilisation serait interdite, et ne s’adresse pas aux personnes ou entités auxquelles il serait illégal d’adresser un tel document de marketing. En savoir plus.
partager.