Pourquoi un monde en mutation renforce l’argumentaire en faveur de l’investissement durable – d’une crise systémique aux opportunités structurelles

Pourquoi un monde en mutation renforce l’argumentaire en faveur de l’investissement durable – d’une crise systémique aux opportunités structurelles

La transition vers une économie mondiale durable n’est plus un concept lointain. Notre modèle économique se transforme déjà. Si les changements systémiques sous-jacents ne sont pas toujours immédiatement perceptibles, ils deviennent néanmoins de plus en plus difficiles à ignorer.

Le 13 mai, Lombard Odier Investment Managers (LOIM) a organisé son Transition Investment Summit (Sommet de l’investissement dans la transition). Un titre qui nous rappelle, s’il en était besoin, que la transition est bien réelle. Dans cette optique, les échanges ont porté sur son déroulement, sur les zones d’apparition de points de tension et sur le positionnement que les investisseurs peuvent adopter pour bien gérer ce que l’avenir leur réserve.

Comme l’a relevé Bettina Ducat, Coresponsable de LOIM, dans son discours d’ouverture, le climat actuel témoigne d’une dynamique qui transcende la simple volatilité cyclique. « Le monde accélère », a-t-elle affirmé. « Il ne s’agit pas seulement d’une crise énergétique. C’est un test de résistance pour l’ensemble du système. »

Ce système inclut le secteur de l’énergie, les chaînes d’approvisionnement, la technologie et la nature. Il se transforme sous l’effet conjugué de l’instabilité géopolitique, de la dépendance aux ressources et d’une innovation rapide. Pour les investisseurs, ces disruptions sont inévitables. Le défi consiste maintenant à les analyser pour bien les comprendre, afin d’identifier les opportunités qu’elles feront émerger et investir en conséquence.

Le marché démontre sa puissance. Cette transition n’est pas dictée par des considérations politiques. Elle est motivée par la concurrence économique

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Une transition alimentée par des enjeux économiques

Le Sommet a débuté par une conversation avec John Kerry, 68e secrétaire d'État américain et co-président exécutif de Galvanize, société mondiale de gestion d’actifs qui investit au croisement de la résilience, de l’intelligence et de l’innovation dans le domaine de l’énergie.

Donnant le ton de la journée, John Kerry a déclaré : « Le marché démontre sa puissance. Cette transition n’est pas dictée par des considérations politiques. Elle est motivée par la concurrence économique. »

Cette distinction a son importance. À l’échelle mondiale, les investissements dans l’énergie propre ont dépassé ceux consacrés aux combustibles fossiles, non seulement grâce aux politiques, mais aussi en raison d’un profil économique de plus en plus convaincant. Ainsi, alors qu’il dépendait auparavant des subventions, le solaire est aujourd’hui l’une des sources d’énergie les moins coûteuses.

Dans le même temps, la demande s’intensifie. Des infrastructures d’intelligence artificielle à l’électrification et à l’expansion des zones urbaines, l’offre en énergie a du mal à suivre le rythme croissant de la consommation. Ce déséquilibre engendre à la fois des contraintes et des opportunités, stimulant les investissements à tous les niveaux du système, de la production à l’efficacité énergétique.

John Kerry a souligné que les forces qui structurent la transition (l’offre, la demande et les prix) ne sont pas nouvelles. Ce qui diffère aujourd’hui, c’est l’ampleur et la rapidité de leurs effets. Dans cette transition, peu à peu, chaque hypothèse est devenue une réalité profondément intégrée à la dynamique des marchés.

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La durabilité illustre des changements systémiques

Si la transition est bien ancrée dans l’économie, notre manière de penser la durabilité doit évoluer.

Thomas Höhne-Sparborth, Head of Sustainable Investing chez LOIM, a remis en question le principe selon lequel la durabilité est un thème d’investissement distinct, voire une simple question de valeurs. Selon lui, elle permet plutôt de comprendre les changements structurels qui se jouent dans l’ensemble de l’économie.

Si les systèmes sont plus performants, ils peuvent être déployés à grande échelle. Et s’ils sont déployés à grande échelle, ils ressortent gagnants

« La durabilité est relativement mal comprise », a-t-il expliqué. « Quand nous parlons d’opportunité, d’autres y voient un coût. » Cette dichotomie a restreint le débat, réduisant fréquemment la durabilité à des indicateurs carbone et environnementaux tout en négligeant les transformations globales qui touchent à la fois les populations et les marchés.

En substance, l’argument de Thomas Höhne-Sparborth est très simple. La durabilité consiste à identifier les domaines dans lesquels les systèmes évoluent, afin d’améliorer les conditions tant pour la société que pour l’environnement, sans compromettre (et idéalement en renforçant) les mécanismes économiques sous-jacents.

Par exemple, si la nécessité d’une économie « net-zéro » est claire et convaincante, nous adoptons les énergies renouvelables indispensables à cet objectif pour la bonne raison que les technologies modulaires et les courbes d’apprentissage les rendent de plus en plus abordables. Dans le secteur de la santé, de nouveaux modèles améliorent l’accès et l’efficacité tout en réduisant les coûts à long terme. Dans les systèmes financiers, les outils digitaux favorisent l’inclusion en abaissant les barrières à la participation.

La même dynamique s’observe dans ces systèmes économiques et dans d’autres. L’efficacité renforce l’abordabilité. L’abordabilité facilite l’accessibilité. L’accessibilité élargit les marchés. Pour cette raison, la possibilité d’améliorer les conditions pour la planète comme pour la société est souvent synonyme d’opportunité d’investissement : là où les systèmes deviennent plus durables, ces derniers deviennent également plus évolutifs et compétitifs.

« Si les systèmes sont plus performants, ils peuvent être déployés à grande échelle », a expliqué Thomas Höhne-Sparborth. « Et s’ils sont déployés à grande échelle, ils ressortent gagnants. »

Son propos sous-entend que, si les investisseurs parviennent à élargir leur champ de vision, ils en tireront parti. Les opportunités actuelles dépassent la simple segmentation sectorielle ou thématique. Désormais, les investisseurs doivent identifier les domaines dans lesquels des systèmes entiers se transforment et de nouvelles formes de valeur voient le jour .

Nous sommes tous d’accord pour dire que les émissions doivent diminuer. Mais la demande en énergie continue d’augmenter

Gérer la transition dans le monde réel

Si la direction est clairement définie, le chemin à emprunter reste quant à lui complexe.

Lors d’un échange animé par Budha Bhattacharya (Head of Systematic Research chez LOIM), Alex Grant, Directeur adjoint et responsable du Royaume-Uni chez Equinor, entreprise énergétique internationale engagée dans la création de valeur à long terme et en faveur d’un avenir sobre en carbone, a abordé les aspects pratiques de la transition énergétique.

« Nous sommes tous d’accord pour dire que les émissions doivent diminuer », a-t-il déclaré. « Mais la demande en énergie, elle, continue d’augmenter. »

Cette réalité impose un équilibre délicat. Bien que la capacité de production d’énergie renouvelable soit en expansion rapide, les combustibles fossiles représentent toujours la majeure partie de la consommation énergétique mondiale, notamment dans les secteurs des transports, du chauffage et des applications industrielles. Toutefois, l’offre en combustibles fossiles diminue naturellement. Si les investissements dans les énergies traditionnelles diminuent trop rapidement sans compenser efficacement les pertes de production qui en résultent, nous n’obtiendrons aucune accélération. Ce sont des perturbations telles que la hausse des prix, la pénurie d’approvisionnement et l’instabilité économique susceptibles d’entraver tout soutien public à la transition.

« Il ne s’agit pas simplement de réduire la consommation d’énergie à tout prix », a expliqué Alex Grant. « Il s’agit de fournir à la société l’énergie dont elle a besoin, mais par des moyens de plus en plus décarbonés. »

Ce point de vue souligne qu’il est important de gérer la transition plutôt que de lui forcer la main. Les systèmes doivent évoluer tout en évitant l’instabilité qui freinerait leur avancée.

Il ne s’agit pas simplement de réduire la consommation d’énergie à tout prix, mais de fournir à la société l’énergie dont elle a besoin, par des moyens de plus en plus décarbonés

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Un système à mi-chemin

Cette impulsion que nous ressentons a été vivement illustrée par Greg Jackson, fondateur et CEO d’Octopus Energy, qui nous a également rappelé combien il était risqué de la sous-estimer, lors d’une séance modérée par Michael Urban, Head of Marketing chez LOIM.

« À l’heure actuelle, si la transition revenait à traverser la route, nous serions tout juste arrivés au milieu », a-t-il expliqué. « C’est le pire moment pour perdre son sang-froid. »

Cette analogie traduit un moment décisif. De gros volumes de capitaux ont déjà été déployés, les infrastructures sont en cours de construction et de nouvelles technologies se développent à grande échelle. Cependant, les avantages ne sont pas encore pleinement visibles des consommateurs, notamment dans un contexte de hausse des coûts et d’amplification des tensions politiques.

Greg Jackson a évoqué des pays tels que la Norvège et l’Espagne, où les plus grandes avancées réalisées dans les systèmes d’énergie propre témoignent de leur capacité à réduire les coûts tout en renforçant la résilience. Dans la foulée, il a néanmoins souligné qu’il ne suffit pas d’augmenter la production d’énergie propre. Pour que la transition réussisse, nous devons intégralement repenser notre système énergétique.

Pour Greg Jackson, l’infortunée mission Apollo 13 est l’exemple parfait de la démarche à adopter. Lorsque son réservoir d’oxygène a explosé en plein vol vers la Lune, le rôle des ingénieurs de la mission s’est instantanément transformé : il ne s’agissait plus de garantir un simple soutien technique, mais de trouver la solution qui permettrait à l’équipage de préserver son vaisseau endommagé suffisamment longtemps pour revenir sur Terre sain et sauf, en n’utilisant que le peu qui se trouvait à bord.

« C’est précisément de cette façon que nous envisageons le système énergétique », a déclaré Greg Jackson. « Nous disposons des outils : énergies renouvelables, batteries, véhicules électriques, pompes à chaleur. Dès lors, comment pouvons-nous faire tourner le monde en réduisant les coûts et en améliorant les conditions, grâce à ces nouveaux outils plutôt qu’aux anciens ? »

À l’heure actuelle, si la transition revenait à traverser la route, nous serions tout juste arrivés au milieu. C’est le pire moment pour perdre son sang-froid

Pour y parvenir, il faudra à la fois optimiser certains processus et en remplacer d’autres. Comme Greg Jackson l’a souligné, des entreprises telles qu’Amazon démontrent que les gagnants à long terme sont ceux qui s’attachent en premier lieu à réduire les coûts au bénéfice de leurs clients. Il en est de même pour la transition, où, comme souvent, l’abordabilité est une condition indispensable à l’expansion.

Jennifer Devine, Responsable du Wiltshire Pension Fund, a apporté un éclairage complémentaire en sa qualité de gestionnaire détenant les actifs de plus de 80’000 bénéficiaires et affichant un horizon d’investissement de près d’un siècle.

« Quel que soit le monde qui émergera de cette crise, c’est celui dans lequel nous vivrons », a-t-elle affirmé.

Pour son fonds de pension, la transition est obligatoire. Elle s’inscrit dans son devoir fiduciaire à long terme. Le défi consiste à équilibrer cette responsabilité avec la diversité des points de vue des membres du fonds, ainsi qu’à gérer les données complexes qui guident leurs décisions d’investissement.

« Nous savons où sont les risques », a souligné Jennifer Devine. « Or, une fois identifiés, il est impossible de les ignorer. »

L’approche de Jennifer Devine combine l’analyse des scénarios climatiques, l’évaluation des risques au niveau des actifs et une allocation ciblée en fonction des opportunités liées à la transition. Une communication efficace est également essentielle, afin que le fonds puisse expliquer aux bénéficiaires, de façon claire et crédible, ses décisions d’investissement complexes et leurs résultats.

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Des applications industrielles aux produits du quotidien

Les effets de la transition sont les plus prononcés parmi les entreprises et leurs modèles d’affaires. Ailleurs, ils peuvent être plus difficiles à percevoir. Ils n’en sont pas moins importants, comme l’a souligné Mathieu Flamini, Cofondateur et CEO de GFBiochemicals et ancien footballeur de Premier League, citant notamment les intrants chimiques qui sous-tendent nos produits quotidiens.

« La quasi-totalité des produits que nous utilisons chaque jour repose sur des substances chimiques issues de sources fossiles », a-t-il indiqué.

Présents dans l’ensemble du secteur industriel, des cosmétiques aux produits d’entretien en passant par les systèmes agricoles, ces intrants sont généralement invisibles, mais néanmoins essentiels à la vie moderne. L’entreprise dirigée par Mathieu Flamini se spécialise dans la conversion des déchets agricoles en alternatives biosourcées et collabore avec de grandes marques de l’industrie et de la consommation afin de les intégrer aux formulations existantes.

Les avantages environnementaux d’un tel projet sont indéniables. Des considérations opérationnelles et commerciales entrent également en jeu, mais Mathieu Flamini ne craint pas qu’elles compromettent ses objectifs écologiques.

Si les consommateurs réalisent que les produits qu’ils utilisent au quotidien ont un impact sur leur santé, leur comportement changera

« La chimie verte n’est pas uniquement une question de durabilité », a-t-il expliqué. « Elle est au cœur de l’évolution industrielle. »

Pour que les produits de Mathieu Flamini puissent être commercialisés à grande échelle, ils doivent satisfaire à trois critères : durabilité, sécurité et compétitivité en termes de performance comme de coût. Bien que les consommateurs ne privilégient pas toujours la durabilité de façon directe, ils sont de plus en plus sensibles aux considérations sanitaires et sécuritaires. Le critère de la sécurité revêt donc une importance particulière chez GFBiochemicals.

« Si les consommateurs réalisent que les produits qu’ils utilisent au quotidien ont un impact sur leur santé, ils changeront de comportement », a affirmé Mathieu Flamini. Fondamentalement, une telle prise de conscience du produit est envisageable dans l’ensemble de l’économie. Il estime donc que des produits plus sûrs sont susceptibles d’accélérer leur adoption bien plus rapidement que les seuls cadres réglementaires.

Matériaux, molécules et contraintes physiques

En remontant dans la chaîne de valeur, la transition se manifeste également dans le secteur des matériaux et dans les procédés industriels. Robert Baylis, Responsable technique chez InnoEnergy, a souligné que l’électrification décuple la demande en ressources critiques telles que le cuivre, le lithium et les terres rares.

« Nous passons d’un système fondé sur les hydrocarbures à un système axé sur les matériaux », a-t-il expliqué. Cela a engendré de nouveaux défis (notamment une concentration de l’offre et de longs délais de développement) et instauré un degré de volatilité que les investisseurs doivent apprendre à gérer efficacement.

Par ailleurs, la transition redistribue la valeur tout au long de la chaîne, renforçant ainsi l’importance des procédés, de l’innovation et de l’intégration des systèmes. Au niveau le plus granulaire, cette transformation s’étend même à la structure moléculaire des matériaux.

Lors de la séance consacrée à la circularité du plastique, Alexandre Ouimet-Storrs, Portfolio Manager chez LOIM, et Remy Buser, CEO et Cofondateur de Bloom Biorenewables, se sont demandé comment la chimie biosourcée pouvait remplacer les intrants fossiles.

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Les travaux de Bloom portent sur la lignine, un type de polymère organique complexe présent dans la plupart des plantes et sous-exploité jusqu’à présent. Dans les procédés de traitement traditionnels, la lignine se dégrade et, bien souvent, finit brûlée. Bloom a mis au point un procédé permettant de stabiliser sa structure moléculaire durant l’extraction, ce qui préserve ses propriétés et permet de l’utiliser dans des matériaux haute performance tels que les résines et les adhésifs.

« La lignine est en quelque sorte la “colle” de l’arbre », a expliqué Remy Buser. « Mais, jusqu’à récemment, nous ne savions pas comment l’utiliser correctement. »

Au-delà de sa découverte scientifique et de la prise de conscience de son potentiel, le déploiement à grande échelle d’une telle innovation exige un développement industriel approprié, une réduction des coûts et une approche échelonnée de l’entrée sur le marché. Les applications à forte valeur ajoutée sont le point de départ, après quoi l’adoption se généralisera à mesure de l’expansion de la production.

L’ensemble doit fonctionner sur le plan pratique aussi bien que théorique, un point de vue partagé par Remy Buser, qui a conclu en rappelant que la transition est soumise à des contraintes non seulement économiques, mais aussi techniques. « Nous vivons dans un monde physique », a-t-il déclaré. « Et au bout du compte, c’est toujours la physique qui gagne. »

Notre économie dépend entièrement de la nature

La nature en tant qu’infrastructure économique

Vivre dans un monde physique, c’est également évoluer dans les conditions qui en découlent, c’est-à-dire dans le monde matériel de la nature. C’est une autre forme de dépendance, comme l’a clairement indiqué Marc Palahí, Chief Nature Officer chez LOIM : « Notre économie dépend entièrement de la nature. »

Toutefois, ces dépendances sont depuis longtemps sous-estimées. Nous avons traité la dégradation de l’environnement comme une externalité, alors même que ses conséquences économiques étaient de plus en plus évidentes.

Aux côtés de José María Ortiz, Associé-gérant chez NatureCo, plateforme d’investissement centrée sur les opérateurs des chaînes de valeur régénératrices, Marc Palahí a expliqué que la situation évolue. Les entreprises en subissent directement les effets, qu’il s’agisse de la perturbation des chaînes d’approvisionnement ou de la hausse des coûts liée à la volatilité climatique. En conséquence, la nature n’est plus considérée comme une ressource à exploiter, ou tout au moins à préserver, mais comme une véritable infrastructure dont il faut activement prendre soin et dans laquelle il faut investir.

Dans cette optique, divers secteurs se tournent vers de nouveaux modèles régénérateurs, notamment dans l’agriculture. En restaurant la santé des sols, en améliorant la biodiversité et en réduisant la dépendance aux intrants de synthèse, ces modèles visent à stabiliser la production et à atténuer les risques.

Pour les entreprises, il s’agit d’un revirement à la fois stratégique et environnemental, alimenté par une nécessité croissante de résilience et de sécurité de l’approvisionnement.

La transition n’est pas statique. Elle avance inexorablement, et nous devons avancer avec elle

Un positionnement tourné vers l’avenir

Pour conclure le Sommet, Bettina Ducat est revenue sur son thème central : si l’ampleur des changements systémiques nécessaires à la mise en place d’une économie durable est depuis longtemps avérée, la direction à suivre, jusqu’ici incertaine, se précise elle aussi, comme en témoignent déjà divers secteurs, technologies et marchés.

« La transition n’est pas statique », a rappelé Bettina Ducat. « Elle avance inexorablement, et nous devons avancer avec elle. »

Fondamentalement, ce thème d’investissement ne s’entend pas sur le court terme. C’est une transformation structurelle qui continuera à façonner l’économie mondiale pendant des décennies. Pour s’y adapter avec succès, les investisseurs doivent adopter une vision plus large qui tienne compte de l’évolution des systèmes économiques et leur permette d’identifier les sources de valeur qui en émergent.

Dans un monde en mutation, la stabilité ne réside plus dans l’immobilisme, mais dans la capacité à accompagner la transition.

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