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Ascension de la Chine : la « course technologique à l’espace » qui marquera ce siècle
points clés.
L’économie mondiale reste en expansion malgré les risques liés au conflit au Moyen-Orient. Les marchés du travail demeurent résilients, la politique monétaire soutenant la poursuite de la croissance ;
Les marchés de l’énergie constituent le principal canal de transmission du choc géopolitique actuel : les perspectives économiques dépendront largement du caractère contenu ou non des perturbations de l’approvisionnement en pétrole ;
Dollar et consommateur américains continuent de soutenir le système financier mondial, porté par la domination des États-Unis et attirant les capitaux mondiaux ;
La rivalité stratégique entre États-Unis et Chine alimente une nouvelle vague d’investissements, notamment dans l’IA et les technologies de pointe ;
L’essor technologique et industriel rapide de la Chine redessine le paysage mondial de l’investissement ; investisseurs et décideurs évoluent dans un environnement économique de plus en plus complexe.
« Récemment, à Davos, Mark Carney a évoqué un “moment de rupture” » a déclaré Frédéric Rochat, Associé-gérant du groupe Lombard Odier, inaugurant par ces mots la dernière édition de « Rethink Perspectives » à Londres, notre série d’événements conçue pour examiner les forces profondes qui, derrière les gros titres, façonnent l’économie mondiale et les marchés.
Comme l’a souligné Frédéric Rochat, l’environnement actuel est marqué par « un sentiment accru d’incertitude et de volatilité » mis en évidence par le récent déclenchement d’un nouveau conflit au Moyen-Orient ; un rappel de la rapidité avec laquelle les risques géopolitiques peuvent s’intensifier.
Dans ce contexte, Frédéric Rochat a réaffirmé la mission de Lombard Odier : aider ses clients à repenser le monde qui les entoure, donnant ainsi le ton d’une soirée invitant à « faire une pause, prendre du recul et rechercher une vision de long terme, sous un angle différent ».
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Les échanges de la soirée ont réuni les points de vue de Samy Chaar, Associé et Chef économiste de Lombard Odier, qui a présenté nos perspectives macroéconomiques et d’investissement mondiales, et de James Kynge, Senior Research Fellow pour la Chine à Chatham House, qui s’est attelé à analyser le rôle de la Chine dans l’ordre géopolitique et technologique actuel.
La croissance tient bon malgré la montée des risques
Malgré un début d’année mouvementé, Samy Chaar a expliqué que le scénario de base de Lombard Odier reste celui d’une poursuite de l’expansion mondiale, la Maison choisissant de rester investie plutôt que de réduire son exposition, avec comme hypothèse centrale un conflit de durée relativement courte au Moyen-Orient.
La politique monétaire constitue un autre motif d’optimisme prudent. Alors que les corrections majeures de marché sont généralement précédées par une hausse des taux d’intérêt, Samy Chaar a souligné que le cycle actuel d’assouplissement des banques centrales offre un contrepoids important aux risques mondiaux.
Les marchés du travail demeurent un indicateur clé de la santé économique : alors qu’une hausse du chômage signalerait un affaiblissement de l’expansion, Samy Chaar a relevé que des États-Unis à l’Europe en passant par l’Asie, il n’existe « aucun signal d’alerte » sur les marchés de l’emploi laissant présager une récession imminente.
L’énergie : le canal critique du risque géopolitique
Le risque le plus immédiat provient de l’intensification du conflit au Moyen-Orient. Selon Samy Chaar, le principal catalyseur de risque à l’économie mondiale est ici l’énergie, car tout dépend de la durée du conflit et de son impact sur l’approvisionnement en pétrole, en particulier via le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % des flux mondiaux de pétrole . « L’expansion économique ne peut pas résister à une fermeture ou à une perturbation d’Ormuz qui durerait des mois ou des trimestres » a-t-il averti.
Cela étant dit, Samy Chaar a souligné que le scénario de base de Lombard Odier reste celui d’un conflit mesuré en semaines plutôt qu’en mois, ce qui limiterait son impact sur les marchés de l’énergie. Dans ce scénario, notre modélisation économique montre qu’une hausse modeste des prix du pétrole, de l’ordre de USD 10 supplémentaires par baril, ne suffirait pas à faire dérailler l’expansion actuelle.
Le scénario de base de Lombard Odier reste celui d’un conflit mesuré en semaines plutôt qu’en mois, limitant son impact sur les marchés de l’énergie
Le consommateur américain au centre de gravité de l’économie mondiale
Samy Chaar a également contesté l’idée selon laquelle le système financier mondial s’éloignerait du dollar américain. Une grande partie des discussions récentes autour de la « dédollarisation » a-t-il fait valoir, néglige le fait que le dollar partait d’une position de force inhabituelle face aux autres grandes monnaies. A contrario, l’ajustement récent relève davantage d’une normalisation que d’un changement structurel.
Plus fondamentalement, la structure de l’économie mondiale continue de renforcer la domination financière des États-Unis, la demande mondiale restant concentrée autour du consommateur américain. La rentabilité des entreprises, en particulier celle des grandes sociétés technologiques américaines, renforce encore cette dynamique en attirant les capitaux mondiaux.
Concurrence, capex et essor technologique
La technologie est au cœur du cycle d’investissement actuel. Rejetant les comparaisons avec la bulle internet de début 2000, Samy Chaar a soutenu que la hausse actuelle des valeurs technologiques repose sur des bénéfices solides et non pas sur de la spéculation : en attestent les gains des cours des actions, soutenus par une croissance robuste des bénéfices.
Il a également souligné que la concurrence stratégique entre les États-Unis et la Chine constitue un puissant moteur d’investissement. « La concurrence mène au capex. Le capex mène à la demande. La demande mène aux bénéfices » a-t-il expliqué. Les deux pays se sentent stratégiquement vulnérables dans différents domaines, des terres rares et de l’énergie à la puissance de calcul et aux semi-conducteurs avancés. Cette insécurité mutuelle est susceptible de prolonger la course au leadership technologique et, avec elle, le cycle d’investissement qui soutient la croissance mondiale.
La concurrence mène au capex. Le capex mène à la demande. La demande mène aux bénéfices
Le soutien des politiques publiques contribue à amortir les risques mondiaux
Au-delà des développements géopolitiques et de la concurrence technologique, Samy Chaar a également mis en avant le rôle d’un soutien budgétaire significatif dans les grandes économies pour soutenir l’économie mondiale. Si le conflit au Moyen-Orient demeure une source d’incertitude, et si les droits de douane continuent de freiner la croissance, des politiques monétaires et budgétaires favorables dans les grandes économies réduiront le risque que les pressions actuelles déclenchent un ralentissement économique plus large.
L’essor technologique de la Chine redessine la concurrence mondiale
James Kynge, Senior Research Fellow pour la Chine à Chatham House et ancien rédacteur en chef Chine du Financial Times, a estimé que si les tensions géopolitiques dominent actuellement la une des journaux, le basculement le plus déterminant est d’ordre structurel : l’émergence de la Chine comme puissance technologique de premier plan. « La technologie chinoise… sera là pour des décennies », a-t-il déclaré, suggérant que l’ampleur et le rythme de l’innovation en Chine pourraient redessiner le paysage concurrentiel mondial.
Les preuves de ce basculement s’accumulent. Selon l’Australian Strategic Policy Institute, la Chine est désormais en tête dans 66 des 74 technologies critiques, contre seulement huit pour les États-Unis . Les entreprises chinoises déposent également bien davantage de brevets que leurs homologues américaines , et le pays forme chaque année environ six millions de diplômés en STEM , soit davantage que l’ensemble des pays du G7.
La Chine devrait contribuer à environ un quart de la croissance du PIB mondial cette année, ses entreprises technologiques bénéficiant en outre d’un vaste marché domestique pour déployer leurs innovations à grande échelle.
L’un des moteurs clés de cette dynamique réside dans l’écosystème industriel chinois, où les chaînes d’approvisionnement sont si développées que, dans certains domaines, les innovateurs peuvent se procurer pratiquement n’importe quel composant en l’espace de seulement une journée. Cette force manufacturière, a soutenu James Kynge, est devenue « l’un des plus grands points de puissance technologique… dans le monde aujourd’hui », permettant aux entreprises chinoises de produire plus vite, à moindre coût, et souvent avec une qualité supérieure.
D’ici 2030, la Chine pourrait représenter près de la moitié de la production industrielle mondiale, contre seulement 6 % au début du siècle
Il en résulte une montée en gamme rapide. La Chine façonne de plus en plus de secteurs, allant des véhicules électriques à l’informatique de pointe, en passant par l’IA. Dans les semi-conducteurs, où les États-Unis conservent leur avance pour le moment, les entreprises chinoises développent des approches alternatives, comme le recours à un grand nombre de puces pour accroître la performance de calcul. Pour largement dans l’IA, la Chine bénéficie de coûts énergétiques plus faibles et d’un large vivier de talents techniques, ainsi que d’un déploiement rapide de nouveaux usages à l’échelle de l’économie.
En parallèle, cette transformation se déploie sur fond de vents contraires géopolitiques et économiques. Les restrictions commerciales et la concurrence technologique avec les États-Unis restent intenses, tandis que les contraintes pesant sur la demande intérieure et les droits de douane créent des pressions supplémentaires.
Pourtant, James Kynge a suggéré que la trajectoire global créée par l’ascension technologique de la Chine reste claire : « La technologie chinoise, qu’il s’agisse de la technologie elle-même ou des bouleversements qu’elle entraînera pour certaines des plus grandes entreprises occidentales — fait déjà partie de notre avenir économique ». D’ici 2030, la Chine pourrait compter pour près de la moitié de la production industrielle mondiale, contre seulement 6 % au début du siècle .
Pour les investisseurs comme pour les décideurs, cela implique un monde dans lequel la Chine façonne de plus en plus les chaînes d’approvisionnement, les standards technologiques et les dynamiques concurrentielles, réécrivant les règles de la concurrence économique mondiale pour les décennies à venir.
Turbulences de court terme, transformation de long terme
Ces échanges ont mis en lumière deux forces puissantes qui redessinent le monde : les chocs géopolitiques de court terme et la transformation technologique de long terme. À court terme, les marchés de l’énergie restent le principal catalyseur de risque géopolitique.
En définitive, les marchés restent guidés par les fondamentaux : bénéfices, flux de capitaux et soutien des politiques publique
Sur un horizon de temps plus long, la concurrence technologique, en particulier autour de l’IA, s’impose comme le principal terrain de confrontation stratégique.
La Chine accroît rapidement sa capacité industrielle et ses chaînes d’approvisionnement dans son ascension vers le statut de superpuissance technologique. Dans le même temps, les États-Unis conservent des avantages structurels déterminants, qu’il s’agisse des marchés de capitaux, de l’innovation ou de la rentabilité des entreprises.
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Le présent document de marketing a été préparé par Banque Lombard Odier & Cie SA (ci-après « Lombard Odier »).
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