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Construire un portefeuille résilient face à la volatilité mondiale
points clés.
Malgré le bruit politique et des cycles de taux divergents, l’environnement mondial reste suffisamment résilient pour privilégier l’investissement de long terme plutôt que le « market timing »
Les marchés émergents et certaines opportunités de crédit regagnent en attractivité, renforçant l’importance d’une diversification réelle entre régions et classes d’actifs
Sur les marchés développés, une approche plus défensive axée sur des entreprises générant des flux de trésorerie solides et des dividendes durables offre davantage de stabilité dans un contexte de valorisations élevées et de forte concentration
Alors que les devises, l’or et l’IA redéfinissent les moteurs de performance, une allocation d’actifs disciplinée et une gestion rigoureuse des risques seront essentielles pour transformer la volatilité en opportunité.
Le 29 janvier 2026, Lombard Odier a réuni à Madrid ses clients autour de son événement signature « Rethink Perspectives » et d’une question centrale pour l’allocation des portefeuilles : « Comment évolueront l’économie mondiale et les marchés en 2026 ? ». L’année s’ouvre sur un paradoxe : croissance encore solide mais volatilité élevée, narratifs politiques envahissants et trajectoires de banques centrales moins synchronisées.
En ouverture, Iván Basa Segimont, Directeur général de Lombard Odier en Espagne, a remercié les participants présents et ceux connectés depuis l’Amérique latine et la Suisse, en rappelant que la banque approche des vingt ans de présence en Espagne. Il a également introduit Stephen Kamp, Responsable de la clientèle privée en Europe du Sud et en Amérique latine, ainsi que Nannette Hechler-Fayd’herbe, Responsable de la stratégie d’investissement, durabilité et recherche, CIO EMEA.
Dans ce décor, l’enjeu n’était pas de « prédire » 2026, mais de sélectionner des points d’ancrage : où se situe la croissance bénéficiaire, quels actifs offrent du potentiel, quels stabilisateurs conservent leur rôle quand les corrélations changent, et comment rester investi, alors que, comme l’a rappelé Nannette Hechler-Fayd’herbe, « si nous ne sommes pas présents sur les marchés très rapidement, au final, de grandes opportunités nous échappent ».
Les marchés émergents nous offrent actuellement une croissance du bénéfice par action meilleure que celle des marchés développés
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Opportunités et diversification
Nannette Hechler-Fayd’herbe ouvre un angle volontairement moins consensuel : « Les marchés émergents nous offrent actuellement une croissance du bénéfice par action meilleure que celle des marchés développés. » Son propos n’est pas d’ignorer les risques, mais de constater qu’à la marge, la combinaison croissance des bénéfices/valorisations redevient attractive et diversifiante.
Elle insiste surtout sur la diversification par les revenus : « Nous trouvons des opportunités non seulement en actions, mais aussi en obligations. » Dans une année où les rendements peuvent encore bouger par à-coups, « multiplier les sources de revenu devient un facteur de robustesse : coupons, portage, et qualité de crédit ». Cette recherche de revenus résilients vise à stabiliser la trajectoire du portefeuille pour pouvoir, ensuite, réallouer vers les moteurs de performance lorsque les points d’entrée redeviennent plus attractifs.
Chine : entre ambitions technologiques et discipline politique
Sur la Chine, la CIO EMEA pose la condition préalable : comprendre « les priorités du gouvernement chinois » impose une discipline spécifique à l’investisseur. Puis elle revient sur le secteur technologique où, selon elle, les prix relatifs sont redevenus plus favorables : « dans le cas des technologies chinoises, elles offrent de meilleurs prix en informatique, en services de communication et plateformes technologiques ».
Elle souligne également la vitesse d’itération des modèles d’IA : « Tout le monde se souviendra du moment où DeepSeek a proposé un modèle capable de solutions très compétitives par rapport aux modèles plus connus et conçus aux États-Unis. » L’idée est de reconnaître que la compétition technologique peut redistribuer la valeur au-delà des leaders américains, et que l’investisseur doit distinguer le thème de l’IA des contraintes propres à chaque marché : réglementation, gouvernance, priorités industrielles, etc.
La compétition technologique peut redistribuer la valeur au-delà des leaders américains
Marchés développés : plus défensif, mais sélectif
Face à des marchés développés chers et concentrés, Nannette explicite une posture « un peu plus défensive », privilégiant les entreprises qui apportent stabilité : « investir dans les valeurs qui offrent de la stabilité et des dividendes élevés, est un facteur de stabilité », en insistant sur le « paiement élevé du dividende » plutôt que sur le seul rendement affiché.
La nuance est essentielle : ce qu’il faut rechercher, ce n’est pas une promesse de rendement statique, mais une discipline de cash-flow et de gouvernance. Nannette évoque alors également un regain d’intérêt pour les petites et moyennes capitalisations, dont les bénéfices semblent enfin mieux orientés. En filigrane, un point important : si la croissance bénéficiaire s’élargit au-delà des méga-capitalisations, la résilience des portefeuilles s’améliore mécaniquement, car la performance devient moins dépendante d’un nombre très restreint de titres.
Taux, dollar et devises : le retour de la différenciation
Nannette attribue la faiblesse du dollar observée en début d’année à des forces cycliques, liées aux différentes politiques monétaires. Au moment de la conférence, la Réserve fédérale venait de maintenir le taux des Fed Funds dans la fourchette 3,5% à 3,75% et de réaffirmer une approche dépendante des données.
Dans le même temps, l’inflation américaine restait à 2,7% sur douze mois à fin décembre 2025 (2,6% hors énergie et alimentation).
La CIO EMEA de Lombard Odier conteste l’idée d’une « fin » du dollar et préfère parler d’opportunités de diversification de change, notamment via le yen, « l’une des monnaies les moins valorisées », dans un Japon qui sort progressivement d’un régime de quasi-déflation.
Le change redevient un levier de diversification, mais aussi une source de volatilité à piloter : couverture, horizon, et cohérence avec les objectifs du portefeuille redeviennent déterminants
Pour l’investisseur, le change redevient un levier de diversification, mais aussi une source de volatilité à piloter : couverture, horizon, et cohérence avec les objectifs du portefeuille redeviennent déterminants.
Inflation et productivité : pourquoi le scénario central tient
Dans le panel, Jorge Nuño, Senior Portfolio Manager, rappelle d’emblée la difficulté : « parler d’inflation est toujours très complexe car il est très difficile de la prédire. » Il décrit ensuite plusieurs facteurs qui pourraient maintenir la désinflation : effets de base, refroidissement du marché du travail, productivité plus élevée, et contribution du logement.
Silvia García-Castaño, Head of Investments (Madrid), ajoute une nuance essentielle : « Nous sommes dans un environnement de création de peu d’emplois, mais sans licenciements. » Cela soutient la consommation, car « 70 % du PIB américain est de la consommation », mais sans nourrir mécaniquement une spirale salaires-prix. Silvia García-Castaño cite surtout la productivité : « la productivité croît actuellement à un rythme de 4,9 % », un chiffre cohérent avec des publications officielles récentes sur la productivité américaine. La prudence reste partagée par l’ensemble des intervenants : la productivité peut « acheter du temps » au scénario central, mais le marché du travail et les services restent la variable pivot pour juger la trajectoire d’inflation.
Indépendance de la Fed : un risque de prime, pas seulement de scénario
Claudio Ortea, Senior Portfolio Manager, répond sur le changement de leadership à la Fed et la sensibilité des marchés : « pour les marchés penser que la Fed est contrôlée par la politique est un risque très élevé. » Il rappelle que la Fed a deux mandats, inflation et emploi, et qu’elle est aujourd’hui « dans une situation d’observation et d’attente ». Dans un régime de volatilité politique, la perception d’indépendance conditionne la crédibilité de la monnaie, la prime de terme et, in fine, les valorisations : même sans « événement », le simple doute peut se traduire en prime de risque.
Technologie et IA : cherté, mais soutien par les flux
La question la plus attendue arrive sans détour : « Nous investissons dans la technologie et l’IA, c’est très cher : est-ce une bulle ? » Jorge Nuño en rappelle la définition même : une bulle est « une montée irrationnelle des prix » qui se termine souvent par des « corrections de l’ordre de cinquante pour cent ».
Puis il explique pourquoi l’équipe à Madrid garde la tête froide à ce sujet : les investissements restent soutenus et financés par les flux de trésorerie des hyperscalers, adoption rapide, et capacité du marché à absorber le financement en sont la cause.
Or : volatilité, mais utilité stratégique
Interrogée sur l’or, Nannette reconnaît l’excès de vitesse : « Notre objectif à 12 mois, nous l’avons atteint en trois semaines. » Elle appelle à « ancrer » l’analyse et conclut : « toute baisse du prix de l’or serait une opportunité » pour ceux qui n’en détiennent pas. Elle insiste enfin sur la demande structurelle : « Ces dernières années, ce sont les banques centrales qui ont été les principaux acheteurs d’or. » Autrement dit, la fonction de l’or ne se limite pas à une couverture tactique ; elle s’inscrit dans une logique de réserve de confiance au sein d’une allocation diversifiée.
La fonction de l’or ne se limite pas à une couverture tactique ; elle s’inscrit dans une logique de réserve de confiance au sein d’une allocation diversifiée
Protéger un portefeuille sans quitter le marché et rester investi
Silvia García-Castaño met en garde contre le market timing : les marchés « chutent, puis se reprennent », et attendre le « moment parfait » fait souvent rater le rebond. Sa réponse tient en une phrase : « il faut diversifier les portefeuilles en combinant les éléments de diversification (qualité, secteurs défensifs) et stabilisateurs, parfois le dollar et d’autres fois, l’or », sans oublier « les produits structurés pour les investisseurs éligibles » et « certaines devises comme le franc suisse ».
Derrière ces exemples, un principe : accepter que le portefeuille baisse lors d’un choc, mais construire les conditions d’une récupération plus rapide et plus maîtrisée.
Nannette Hechler-Fayd’herbe répond ensuite sur la récession et les canaux usuels de transmission : resserrement monétaire exagéré, crise immobilière ou crise du crédit. Son diagnostic, à ce stade, reste contenu : « nous constatons un affaiblissement du marché du travail américain, mais pas au point où cela nous préoccupe ». Le message sous-jacent est celui d’une surveillance des points de stress, plus que d’un scénario de rupture immédiate : le risque ne se nie pas, il se mesure, et il se couvre.
Au terme de cette édition madrilène, une conviction ressort : 2026 exigera surtout des portefeuilles cohérents, diversifiés et capables d’encaisser des chocs sans renoncer aux moteurs de long terme.
Les intervenants ont insisté sur la discipline, la sélectivité, et la nécessité de transformer la volatilité en opportunités d’ajustement plutôt qu’en décisions émotionnelles. C’est précisément face à l’incertitude que Lombard Odier accompagne ses clients à prendre du recul et à repenser les évidences avec une recherche de haut niveau ainsi qu’une gestion du risque exigeante, afin d’aligner les allocations de portefeuilles sur des objectifs durables.
Information Importante
Le présent document de marketing a été préparé par Banque Lombard Odier & Cie SA (ci-après « Lombard Odier »).
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