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Repenser les hypothèses sur les marchés financiers
Notre brochure annuelle « Repenser les hypothèses sur les marchés financiers » détaille nos prévisions de rendement et de volatilité, par classe d’actifs, pour la décennie à venir. Notre analyse repose sur nos prévisions macroéconomiques sous-jacentes, qui englobent l’inflation, les taux d’intérêt et la croissance.
Face aux interrogations concernant les retombées de l’intelligence artificielle (IA) sur la productivité économique mondiale, aux mutations démographiques régionales, à la fragmentation géopolitique persistante, ainsi qu’à la refonte des relations commerciales et financières internationales, notre analyse annuelle des hypothèses macroéconomiques structurelles et de leurs implications pour les principales classes d’actifs revêt une importance accrue.
Le grand « emprunt sur l’avenir » illustre la récente surperformance durable des stratégies multi-actifs, qui découle largement de l’exceptionnalisme économique des Etats-Unis. Nous réitérons nos perspectives positives pour les actifs financiers pour la prochaine décennie. Néanmoins, l’accélération de la course à l’IA qui se joue entre les Etats-Unis et la Chine, cette dernière réduisant rapidement son retard technologique tout en tirant parti de ses avantages en matière de coûts, ouvre la voie à un élargissement de la performance des actions à l’ensemble des régions, notamment vers les marchés émergents qui sont particulièrement bien positionnés.
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Au sein des portefeuilles, alors que les frontières efficientes s’aplatissent, une plus grande diversification reste essentielle. Après avoir reculé l’année dernière, le dollar américain semble moins surévalué. Il pourrait s’affaiblir sous l’effet de la fragmentation de l’ordre mondial, mais nous ne prévoyons pas de « débasement » (perte de valeur).
Au sein des portefeuilles, une plus grande diversification reste essentielle
Trois considérations seront essentielles à la construction de portefeuilles au cours de la prochaine décennie : une hausse structurelle des taux d’intérêt, une répartition plus large des rendements entre les actifs et les régions, et enfin un affaiblissement cyclique du dollar américain. Conjointement, ces éléments justifient une diversification plus large que jamais.
Perspectives macroéconomiques de long terme : bras de fer entre l’IA et la situation démographique
Nos hypothèses sur les marchés financiers s’appuient sur les principales variables macroéconomiques, telles que la croissance potentielle, le régime d’inflation et le taux d’intérêt neutre, c’est-à-dire celui qui n’alimente ni ne freine la croissance. Nous avons légèrement revu à la hausse nos estimations de croissance potentielle afin d’y intégrer l’incidence positive de l’intelligence artificielle, même si la hausse de la productivité en résultant est atténuée par une situation démographique défavorable et par certains effets négatifs à court terme liés à la politique des Etats-Unis.
La croissance potentielle peut être définie comme le rythme de croissance qu’une économie peut maintenir sur le long terme sans générer de pressions inflationnistes. Comme pour la plupart des variables macroéconomiques, il n’est pas possible d’observer directement la croissance potentielle d’une économie. Pour l’estimer, nous analysons ses moteurs fondamentaux, à savoir la démographie et la productivité.
A l’heure actuelle, dans toutes les grandes économies avancées, la population en âge de travailler recule. La Chine a maintenant rejoint les autres sociétés vieillissantes. Etant donné que la croissance potentielle d’une économie dépend de la taille et de la productivité de sa main-d’œuvre, une contraction de la main-d’œuvre se traduit par une croissance potentielle moindre, sauf si une accélération significative des gains de productivité vient la compenser.
Une contraction de la main-d’œuvre se traduit par une croissance potentielle moindre, sauf si une accélération significative des gains de productivité vient la compenser
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Ayant soigneusement analysé les implications macroéconomiques de l’intelligence artificielle (IA), nous relevons légèrement notre taux de croissance potentielle pour les Etats-Unis, le fixant à 2,1%. En moyenne, nous anticipons que l’IA renforcera davantage la croissance de la productivité américaine, la faisant passer de 1,6% à 1,85% par an au cours des dix prochaines années. Les effets bénéfiques de cette accélération devraient se faire sentir principalement vers la fin de la décennie, à mesure de l’augmentation du taux d’adoption de l’IA par l’ensemble du secteur des services. Cette hausse de la productivité des Etats-Unis peut sembler modeste, mais le niveau de départ est élevé par rapport à ces dernières années.
Dans le même temps, la contribution des facteurs démographiques à la croissance potentielle des Etats-Unis est susceptible de ralentir à seulement 0,4%, en raison du vieillissement démographique et des restrictions à l’immigration récemment mises en œuvre par le gouvernement. Aux Etats-Unis, les politiques commerciales et l’érosion généralisée de la crédibilité des institutions ont également une incidence négative sur la croissance potentielle du pays, que nous estimons à -0,15%. Nous pensons que ces effets négatifs s’atténueront au cours de la décennie et pourraient même s’inverser sous la houlette d’un nouveau gouvernement. En parallèle avec une adoption accrue de l’IA, ces conditions nous font prévoir une forte hausse de la croissance potentielle des Etats-Unis d’ici à la fin de la décennie, à 2,4%, pour une moyenne de 2,1% sur la période.
En revanche, notre hypothèse se maintient dans une fourchette de 1,0% à 1,5% pour la plupart des économies européennes et nous pensons que la croissance potentielle ralentira à 3,5% en Chine. Ce niveau reste supérieur à celui des économies du G7, mais s’inscrit en forte baisse par rapport aux décennies précédentes.
Après le choc de la pandémie, l’inflation est revenue à son niveau cible
Au lendemain des incertitudes observées pendant la période post-pandémique, l’inflation se précise à l’échelle mondiale. Les dynamiques sous-jacentes semblent ne pas avoir changé dans l’ensemble, malgré des taux d’inflation exceptionnellement élevés entre 2021 et 2023. Les moteurs de cette flambée inflationniste étaient temporaires (perturbations des chaînes d’approvisionnement après la pandémie et choc de l’offre en gaz russe) et leurs effets se sont clairement dissipés.
Sur le cycle, nous estimons donc que les tendances globales en matière d’inflation seront à nouveau conformes aux objectifs des banques centrales. Les risques d’une inflation durablement élevée nous semblent limités et nous ne tablons pas non plus sur un retour des risques déflationnistes. Les stigmates de la crise financière mondiale ont provoqué un cycle prolongé de désendettement, avec une montée de l’épargne de précaution sur fond d’efforts visant à assainir les bilans, alimentant les craintes de déflation. La situation n’est plus la même aujourd’hui, notamment car la réponse à la crise provoquée par la pandémie, contrairement à ce qui s’était produit lors de la crise financière mondiale, a été si vaste qu’elle a renforcé les bilans du secteur privé et favorisé la propension au risque.
Les risques d’une inflation durablement élevée nous semblent limités
Le creusement des déficits et les besoins en investissement provoquent une remontée des taux d’intérêt
Le taux d’intérêt d’équilibre est la dernière variable macroéconomique d’importance critique pour notre cadre d’investissement. Il s’agit du taux d’intérêt qui permet de stabiliser l’économie au plein emploi, avec une inflation conforme à la cible de long terme. Ce taux neutre joue un rôle majeur dans la détermination de la trajectoire des politiques monétaires, mais son niveau exact est soumis à une incertitude élevée.
Le vieillissement démographique et l’accroissement des inégalités dans les grandes économies ont entraîné une baisse structurelle des taux d’intérêt d’équilibre au cours des dernières décennies. Une plus longue espérance de vie se traduit par une hausse de l’épargne de prévoyance. Une distribution inégale des revenus amène également une hausse de l’épargne dans la mesure où les personnes plus fortunées économisent davantage (elles consomment une plus petite part de leurs revenus). Ces facteurs exercent des pressions baissières sur les taux d’intérêt.
L’évolution des besoins en matière d’investissement à l’échelle mondiale et la situation budgétaire changeante poussent dans la direction inverse. La nécessité de sécuriser et de diversifier les chaînes d’approvisionnement, de financer la transition vers la durabilité et d’augmenter les dépenses de défense dans un contexte d’incertitude géopolitique accrue, ainsi que la plus forte croissance de la productivité et la hausse des dépenses consacrées aux centres de données d’IA, provoquent un accroissement de l’investissement. Cette évolution, combinée avec une volonté plus marquée d’élargir le déficit budgétaire, notamment aux Etats-Unis, se traduit par une augmentation de la dette publique et, partant, une hausse des taux d’intérêt destinée à l’absorber.
Face à ce changement de réalité, nous avons confirmé notre révision des taux d’intérêt d’équilibre par rapport au cycle précédent. La Chine fait figure d’exception : nous avons abaissé notre prévision de 3% à 2%. Les Etats-Unis restent en tête des économies avancées, le taux neutre des fonds fédéraux se situant aux alentours de 3,5%. Dans les autres économies, les taux neutres sont plus proches de ceux des cycles précédents, compte tenu de déficits budgétaires inférieurs et d’une progression moins rapide des ratios dette/PIB. Nous estimons qu’ils se situent à environ 1,5% pour la zone euro, 2,5% pour le Royaume-Uni, 0,5% pour la Suisse et 2% pour la Chine.
Pour lire la version complète de nos hypothèses sur le risque et la rentabilité, par classe d’actifs, téléchargez notre brochure « Repenser les hypothèses sur les marchés financiers » ci-dessous.
Repenser les hypothèses sur les marchés financiers
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