A la suite du jugement de première instance prononcé le 27 juillet 2026, la position de la Banque est la suivante :
« Le Tribunal pénal fédéral suisse a rendu aujourd’hui son jugement de première instance et condamne la banque à une amende limitée à CHF 3 millions, mais à aucune créance compensatrice. Cela constitue un désaveu cinglant par rapport au réquisitoire du Ministère public de la Confédération. La Banque conteste néanmoins cette décision et fera appel. Elle maintient qu’elle disposait, au moment des faits, de contrôles internes solides et de procédures efficaces de lutte contre le blanchiment d’argent, conformes aux exigences organisationnelles prévues par le droit pénal suisse.
Il convient de souligner que le Ministère public de la Confédération n’a jamais allégué que Lombard Odier avait sciemment ou volontairement participé à des activités de blanchiment d’argent. Les allégations portées contre la Banque concernent de supposés manquements organisationnels liés à la prévention du blanchiment d’argent.
Cette décision de première instance par le Tribunal pénal fédéral, ainsi que l’appel de la Banque, constituent les prochaines étapes de la procédure. Pour rappel, les faits examinés datent de plus de quinze ans. Cette affaire a débuté à la suite d’une communication proactive de soupçons aux autorités suisses (MROS) effectuée par Lombard Odier en 2012.
Nous demeurons pleinement engagés à respecter l’ensemble de nos obligations légales et réglementaires, ainsi qu’à continuer de servir nos clients avec les plus hauts standards de professionnalisme, intégrité et engagement sur le long terme. »
En décembre 2016, une instruction a été ouverte en Suisse contre la Banque Lombard Odier & Cie SA (la « Banque ») faisant état de soupçons de blanchiment d’argent en relation avec le « cas ouzbek ».
Les faits examinés lors du procès datent de plus de quinze ans et ont déjà été largement relayés dans les médias. L'affaire sous-jacente a débuté à la suite d’une communication proactive de soupçons aux autorités suisses (MROS) effectuée par Lombard Odier en 2012. La procédure est en cours depuis lors et la Banque a pleinement coopéré avec les autorités compétentes.
Il est important de relever que le procureur n’accuse pas Lombard Odier d’avoir participé sciemment ou volontairement à une activité de blanchiment d’argent. Les allégations portées contre la Banque concernent de supposés manquements organisationnels liés à la prévention efficace du blanchiment d’argent. La Banque réfute ces allégations.
Les audiences se sont tenues ce printemps devant le Tribunal pénal fédéral à Bellinzone et se sont terminées le 20 mai 2026.
Durant cette procédure, plusieurs développements ont illustré les difficultés sous-jacentes de ce cas : au deuxième jour du procès, le Tribunal a classé les procédures engagées à l’encontre des principaux prévenus, invoquant des obstacles procéduraux fondamentaux après près de quinze années d’enquête. Le 4 mai, le Tribunal s’est prononcé sur plusieurs questions de procédure préliminaires, déclarant inexploitables l’ensemble des jugements rendus par les tribunaux ouzbeks et la plupart des procès-verbaux recueillis en Ouzbékistan depuis le début de la procédure.
La procédure n’a aucune incidence sur les activités de la Banque. Nous demeurons pleinement engagés à respecter l’ensemble de nos obligations légales et réglementaires, ainsi qu’à continuer de servir nos clients avec les plus hauts standards de professionnalisme, intégrité et engagement sur le long terme.
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