Le sommet B Corp : un catalyseur de changement

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Le sommet B Corp : un catalyseur de changement

Le quatrième sommet européen B Corp vient de fermer ses portes après deux jours de discussions inspirantes, de sessions en petits groupes et de rencontres stimulantes faisant écho au simultané sommet des Nations Unies sur le changement climatique. Près de 700 personnes, venant de 23 pays, se sont réunies à Muziekgebouw aan’t IJ à Amsterdam, aux Pays-Bas.

Le monde des affaires a pour mission de travailler ensemble pour bâtir une économie plus inclusive et régénératrice. Et le mouvement B Corp est un catalyseur à cet égard. Nous sommes fiers de faire partie de ce mouvement en tant que premier gérant de fortune et d’actifs certifié B Corp.

Nos équipes de Suisse et de France étaient présentes et poursuivent leur engagement sur notre chemin pour devenir une meilleure « B Corporation ».


Préparer notre futur

Jay Coen Gilbert, co-fondateur de B Lab et du mouvement B Corp a ouvert le sommet avec un constat: « Nous n’avons plus beaucoup de temps pour préserver notre habitat, pas seulement pour nous mais pour les générations futures. »

Mais comment faire ? « Un changement progressif est insuffisant, un changement individuel est insuffisant. Un changement systémique est nécessaire. » a affirmé Jay Coen Gilbert. « Nous devons passer d’une culture du « plus » à une culture du « assez ».

Un changement progressif est insuffisant, le changement individuel est insuffisant. Un changement systémique est nécessaire.

« Ce changement de système va être extrêmement difficile », a-t-il poursuivi. Mais tout espoir n’est pas perdu. Les entrepreneurs, les entreprises, les multinationales deviennent des leaders du changement.

« Lorsque le business roundtable a annoncé qu’ils s’engageaient à mener leurs affaires dans l’intérêt de toutes les parties prenantes, les choses ont pris une tournure différente » a confié Jay Coen Gilbert.

Mais ceci n’est que le début. Et il faut dès maintenant passer à l’action.

C’est pourquoi B Lab lancera en janvier 2020, en partenariat avec le Global Compact des Nations Unies, le SDGs Action Manager, un outil gratuit permettant de voir comment les actions des entreprises contribuent à un ou plusieurs objectifs de développement durable.

Le rôle des entreprises dans l’urgence climatique

Quel rôle les grandes entreprises B Corp jouent-elles en tant que leaders du changement ? Voici ce que les directeurs généraux EMEA1 de Patagonia et Ben & Jerry’s avaient à partager.

« Si je n’évolue pas vers une gestion plus soutenable, j’empêche mon entreprise de saisir des opportunités », a confié Anuradha Chugh, directrice générale EMEA chez Ben & Jerry’s. « Nous savons qu’en tant qu’entreprise, nous nous devons de soutenir les militants et de les employer dans notre entreprise. » « Nous devons exprimer notre engagement, car plus il y aura d’entreprises engagées publiquement, plus il sera facile de construire un avenir soutenable. C’est le pouvoir de la communauté B Corp. »

Si je n’évolue pas vers une gestion plus soutenable, j’empêche mon entreprise de saisir des opportunités.

Ryan Gellert, directeur général, EMEA, chez Patagonia a dit « Nous avons une décennie pour sauver notre planète. » « Nous devons intensifier nos efforts et jouer un rôle de leader. » « Aujourd’hui, il faut une prise de décisions législatives et un engagement individuel. » Ryan Gellert estime qu’« il ne suffit plus de financer l’activisme, il est temps pour Patagonia de prendre position également. »

« Notre mission est que notre entreprise existe pour sauver notre planète. »

Notre mission est que notre entreprise existe pour sauver notre planète.

Comment financer le changement que nous recherchons

Lors d’un workshop, des membres du secteur financier ont partagé leurs expériences et ont discuté des difficultés rencontrées par des entreprises à impact pour trouver des investissements.

La CEO et fondatrice de Paper on the Rocks, Anna van Eijsden cherche des alternatives au papier. Elle a expliqué qu’« il y a beaucoup d’aversion au risque à l’égard de l’investissement dans des projets qui ont de l’impact. Peu de gens comprennent le risque nécessaire. » Mais, « ce que les investisseurs ne voient pas, c’est le risque de ne pas investir dans de tels projets. »

Il y a beaucoup d’aversion au risque. Mais ne pas avancer vers l’innovation est aussi un risque.

Eva Wirtz, Director Business Banking chez Triodos, l’une des principales banques soutenables, a expliqué « la banque existe depuis des années et nous sommes toujours là. Pourquoi ? Parce que nous nous demandons toujours : le projet que nous finançons est-il conforme à nos valeurs ? S’agit-il d’un projet viable ? Et cela vaut-il la peine de le faire pour la banque ? » « Notre rôle ne se limite pas à financer, mais aussi à encourager le changement et à mettre des gens en contact. Nous croyons aux relations que nous créons. »

Notre Head of Corporate Sustainability chez Lombard Odier, Ebba Lepage a ajouté : « Nous voyons notre rôle [chez Lombard Odier] comme un catalyseur du changement. » « Nous investissons dans des modèles d’affaires soutenables parce que nous croyons qu’ils sont positifs pour le monde et avons de bons modèles d’affaires qui dureront. »

Chez Lombard Odier, nous voyons notre rôle comme un catalyseur du changement.

Réduire les émissions de carbone

Comment pouvons-nous réduire notre empreinte carbone ? Des entreprises ont partagé leurs initiatives et les difficultés auxquelles elles ont été confrontées pour traiter cette question.

Saskia Griep CEO et co-fondatrice de Better Places, une entreprise de transport éco-responsable, a expliqué : « Il nous a fallu deux ans pour déterminer comment réduire nos émissions. » « Nous avons vu qu’une partie de la solution était d’augmenter les vols directs et d’investir dans de nouveaux avions. » « Nous compensons également toutes nos émissions de CO2 et nous nous imposons une taxe carbone que nous utilisons pour améliorer notre chaîne d’approvisionnement et investir dans les énergies renouvelables. »

Si vous ne changez pas assez vite, vous ne survivrez pas.

Lewis Just est co-fondateur d’Eco Coin, une entreprise qui récompense les actions soutenables en distribuant des « eco coins » que les consommateurs peuvent utiliser pour acheter des expériences, services et biens écologiques. Il a posé la question suivante : « Comment pouvons-nous motiver les organisations et les individus à devenir plus soutenables ? L’argent est le meilleur facteur de motivation. » Avec leur application, vous pouvez obtenir des « eco coins » pour une multitude d’actions telles que le recyclage d’une bouteille en plastique (10 « eco coins »), ou l’utilisation d’un vélo (15 « eco coins »). Ensuite, elles peuvent être dépensées sur des marchés soutenables.


Ce n’est que le début

« Grâce à la certification B Corp, nous avons une bonne idée de ce que nous avons déjà fait jusqu’ici en termes de soutenabilité. Cela nous a également fourni des informations importantes qui ont contribué à établir une feuille de route pour nos futurs engagements », a déclaré Ebba Lepage, notre Head of Corporate Sustainability au sommet. Elle a poursuivi en expliquant : « Nous sommes très actifs concernant notre engagement et valorisons notre certification. Nous espérons que d’autres banques et gérants d’actifs joignent le mouvement et se certifient. »

Nous pensons que l’avenir appartient aux entreprises dont la direction est intimement convaincue de la nécessité de développer un modèle d’affaires capable de générer une croissance d’une manière qui tient compte de l’empreinte sociale et environnementale de l’entreprise – même si cela nécessite des changements considérables.

Toutes les personnes présentes au sommet sont des entreprises qui sont aux avant-postes du changement systémique en incitant les entreprises et les individus à faire plus pour la planète et à s’assurer que nous créons un meilleur avenir pour tous. Nous pensons que l’avenir appartient aux entreprises dont la direction est intimement convaincue de la nécessité de développer un modèle d’affaires capable de générer une croissance d’une manière qui tient compte de l’empreinte sociale et environnementale de l’entreprise – même si cela nécessite des changements considérables.

Ces entreprises sont les Aigles. Et chez Lombard Odier, nous investissons dans ces entreprises.

1 Europe, Middle East, Afrique.

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