Lord Adair Turner s’exprime sur la construction d’un nouveau monde durable

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Lord Adair Turner s’exprime sur la construction d’un nouveau monde durable

« Une économie à zéro émission est à notre portée, mais il faut de la détermination pour y parvenir », a déclaré Lord Adair Turner, président de la Commission de transition énergétique (Energy Transitions Commission - ETC).

Le champion international de la durabilité, Lord Adair Turner, a présenté sa vision de la transition vers un monde à faibles émissions de carbone lors de notre Senior Management Conference à Genève. Il partage ses réflexions sur les évolutions que nous réservent l’avenir.

« Une économie à zéro émission de carbone peut se réaliser à un coût négligeable pour l’économie mondiale et permet de créer de nombreuses opportunités, explique-t-il. Mais une telle transition doit être traitée comme une véritable priorité par les décideurs, chefs d’entreprise, investisseurs et financiers. »

La consommation d’énergie par habitant varie actuellement de manière significative d’une région du monde à l’autre. Un niveau de vie raisonnable suppose ainsi une consommation d’énergie d’environ 80 gigajoules par an et par habitant, soit l’équivalent de 13 barils de pétrole. La consommation moyenne par habitant est cependant d’environ 290 gigajoules par an aux Etats-Unis et d’environ 130 gigajoules dans l’Union européenne. A l’autre extrémité, elle est d’environ 28 gigajoules seulement par habitant et par an en Inde.

Une économie à zéro émission est à notre portée, mais il faut de la détermination pour y parvenir.

Au cours de la dernière décennie, on a assisté à une chute spectaculaire du prix des énergies renouvelables que sont le solaire photovoltaïque et l’éolien. L’énergie solaire est produite à des prix très bas dans des zones géographiques privilégiées comme le nord du Chili, l’ouest de la Chine ou certaines parties du Mexique. Cela change la donne pour la transition vers une économie peu carbonée. « D’ici 10 à 15 ans, le coût total de l’électricité à zéro émission de carbone sera presque partout inférieur à celui de la production de combustibles fossiles », annonce Lord Adair Turner.

Le soleil émet environ 8’000 fois plus d’énergie par jour que ce que l’humanité entière consomme. « La réduction des coûts des batteries lithium-ion et d’autres formes de stockage d’énergie permettra de résoudre les problèmes d’intermittence et d’exploiter cette source d’énergie abondante de manière beaucoup plus efficace », prévoit-il.

Des tarifs d’énergie solaire très bas changent la donne pour la transition vers une économie peu carbonée.

Les industries lourdes comme le ciment, l’acier, le camionnage, les produits chimiques et l’aviation comptent parmi les principaux responsables du changement climatique. Ensemble, ces secteurs contribuent en effet à près d’un tiers des émissions mondiales de CO₂. « Selon les estimations de l’ETC, le recyclage et la régénération permettraient de réduire les émissions de ces secteurs de 40% d’ici 2050 », révèle Lord Adair Turner, avant d’expliquer que les nouvelles techniques de production permettraient d’éliminer les 60% restants.

 

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« Il faut s’intéresser de plus près aux possibilités de recycler beaucoup plus dans le secteur industriel. Cela éliminerait, par exemple, la nécessité de produire autant d’acier brut neuf » précise-t-il. Selon l’ETC, la décarbonation complète est possible avec les techniques existantes telles que l’électricité, la biomasse, le captage du carbone et l’hydrogène. Une telle transition coûterait moins de 0,5% du PIB à l’économie mondiale en 2050.

Mais qu’en est-il des conséquences pour le consommateur ? Le coût d’une nouvelle voiture, par exemple, n’augmenterait que de 1% si nous passions à l’acier vert. Les plastiques à faibles émissions de carbone ajouteraient un centime au prix d’un soda. Et le remplacement du kérosène par les biocarburants augmenterait le coût du transport aérien de 20% environ.

Il faut s’intéresser de plus près aux possibilités de recycler beaucoup plus dans le secteur industriel pour éliminer, par exemple, la nécessité de produire autant d’acier brut neuf.

Pour Lord Adair Turner, cette transition, de la consommation d’électricité verte aux batteries et à la technologie de l’hydrogène, offre de nombreuses opportunités aux investisseurs. Toutefois, il conviendra de les compenser par un désengagement du secteur des combustibles fossiles. Le charbon devrait notamment entamer un rapide déclin à partir de 2030 environ, en particulier dans les économies développées.

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