CIRCULAR ECONOMY
REVUE DES MARCHÉS
Le contexte macroéconomique au mois de juin a mis en évidence une divergence géographique manifeste. L’économie américaine continue de faire preuve de résilience, soutenue par une consommation vigoureuse et un marché de l’emploi solide, tandis que l’inflation — en partie alimentée par les prix de l’énergie — incite la Réserve fédérale à maintenir une orientation restrictive, malgré un certain ralentissement de la hausse des prix sous-jacents. A l’inverse, l’Europe est confrontée à un contexte plus fragile marqué par la stagflation, caractérisé par une croissance faible, des indicateurs d’activité en recul et une inflation qui reste élevée, entraînant un resserrement prudent de la politique monétaire. L’Asie présente un tableau contrasté : Le Japon et plusieurs autres pays adoptent durcissent leur politique monétaire face aux risques d’inflation, tandis que la Chine continue d’afficher une reprise déséquilibrée, l’activité industrielle soutenue étant contrebalancée par une consommation atone et la pression qui pèse sur le secteur immobilier.
Dans ce contexte, les places boursières ont connu un élargissement indéniable du groupe des valeurs dominantes au niveau mondial. Aux Etats-Unis, la faiblesse du marché due à la nette sous-performance des méga-capitalisations technologiques a masqué une forte rotation sous-jacente, avec une progression des indices équipondérés, les gains s’étant répartis entre valeurs cycliques, petites capitalisations et valeurs défensives. Les actions européennes ont été davantage influencées par les facteurs macroéconomiques mais ont fait preuve d’un meilleur équilibre et d’une plus grande résilience, bénéficiant de la baisse des prix de l’énergie. En Asie, les marchés sont restés plus volatils et hétérogènes. Les rebonds et les replis brutaux liés à l’IA observés au Japon et en Corée ont contrasté avec la faiblesse persistante en Chine, faisant apparaître une dynamique boursière plus fragile.
COMMENTAIRE SUR LA PERFORMANCE
La stratégie a enregistré une excellente performance au cours du trimestre, enregistrant une surperformance relative de plus de 8% par rapport à l’indice de référence. Environ 75% de cette performance est due à la sélection des titres, le reste provenant de la répartition entre les secteurs. La sélection des titres s’est avérée particulièrement réussie dans les secteurs des technologies de l’information, de la consommation non essentielle et des matériaux, mais notre surpondération des technologies de l’information et notre sous-pondération du secteur de l’énergie ont également apporté une contribution. Nos valeurs les plus performantes ont toutes été issues du secteur des technologies de l’information, qui a bénéficié d’une vague d’investissements dans les infrastructures d’IA (Marvell +215%, Flex +148% et Ichor +140%, par exemple), tandis que les valeurs à la traîne concernaient des entreprises essentiellement perçues comme des perdantes de l’IA, notamment PTC, qui commercialise des logiciels d’ingénierie, Aecom, une société d’ingénierie, et Regeneron Pharma qui, bien que non concernée par l’IA, a suscité des inquiétudes quant à son portefeuille de médicaments en développement.
Le mois de juin s’est également montré solide, avec une superformance de 1,2% par rapport à l’indice de référence. Là encore, cette performance s’explique par la sélection de titres, l’effet d’allocation ayant quant à lui plombé la performance à hauteur de 40 points de base. La sélection a été la plus judicieuse dans les secteurs des matériaux, de la consommation non essentielle et des technologies de l’information, tandis que notre surpondération thématique des matériaux et notre sous-pondération thématique des secteurs de la santé et des valeurs financières ont été à l’origine de l’effet d’allocation négatif.
Les trois valeurs qui ont le plus stimulé la performance ce mois-ci provenaient des secteurs des technologies de l’information et des matériaux. Ultra Clean (+67%) s’est envolée à la faveur du nouvel accroissement des investissements dans les semi-conducteurs. Crown Holdings (+18%), l’une de nos principales pondérations actives, a profité de la hausse de la demande de boissons en canette aux Etats-Unis liée à la Coupe du monde de football. La solide performance d’Ichor (+57%) s’explique également par la hausse continue des investissements dans les semi-conducteurs.
Les trois principaux freins à la performance en juin ont formé un ensemble hétérogène. Alcoa (33%) a reculé après l’annonce selon laquelle la pénurie d’aluminium pourrait bientôt prendre fin ; HP Inc (-18,2%) a cédé une partie de sa forte progression enregistrée en mai ; et Umicore (-21,6%) a été victime de la dégradation généralisée du marché des matières premières.
ACTIVITÉ DU FONDS
Le changement le plus important ce trimestre a concerné la réduction de notre exposition aux biens de consommation de base au profit des technologies de l’information. Compte tenu de la solide performance de ce dernier secteur, sa pondération a augmenté de manière organique. Toutefois, le secteur des technologies de l’information a connu une rotation hors des entreprises de moindre qualité à bêta élevé au profit de sociétés dont les bénéfices sont plus stables et moins sensibles aux fluctuations liées à l’IA (il semblerait que les gains aisés ont désormais été réalisés). Dans le secteur des biens de consommation de base, la majeure partie de la réduction découle de l’allègement de notre exposition à Darling Ingredients, dont le cours a doublé et dont les perspectives de performance semblent moins lucratives. Pour la première fois depuis un certain temps, notre exposition aux valeurs industrielles a légèrement augmenté. Toutefois, la répartition au sein du secteur a considérablement évolué par rapport à l’an dernier, avec une nette réduction de l’exposition aux biens d’équipement. Nous avons également étoffé l’exposition à la consommation non essentielle.
Au niveau des titres individuels, notre principale vente a consisté en la clôture de notre position dans Intertek après que l’écart par rapport au prix de rachat proposé par EQT s’est considérablement réduit. Notre principal achat a quant à lui concerné la réouverture d’une position dans Alchip, dont le cours avait fortement baissé depuis notre sortie en début d’année et qui a ensuite progressé de 114% du plus bas au plus haut au cours du trimestre.
PERSPECTIVES
Alors que la lutte contre l’inflation semblait toucher à sa fin, les pays ont commencé à adopter des politiques monétaires plus accommodantes, avec des baisses de taux d’intérêt dans les principales économies, à l’exception du Japon. Le scénario d’un atterrissage en douceur aux Etats-Unis commence à prendre forme, associé à une reprise potentielle en Europe et en Chine. Cette situation est propice pour un élargissement des performances du marché des actions en 2026. Auparavant, celles-ci étaient en effet plutôt concentrées sur un ensemble restreint de titres depuis 2023.
Une grande partie de nos thèmes ont été délaissés et ont dû affronter des vents contraires cycliques. Malgré ces pressions à court terme, nous estimons que les tendances de fond sur lesquelles nous nous concentrons sont fermement établies. Nous avons repéré plusieurs opportunités attractives injustement négligées et qui pourraient attirer à nouveau l’attention des investisseurs. Globalement, notre portefeuille adhère aux principes d’une croissance forte et de qualité tout en maintenant une stricte discipline de valorisation. Grâce à notre équipe d’analystes spécialisés dans le développement durable, qui répertorie les changements systémiques dans tous les secteurs, nous sommes convaincus que la stratégie Circular Economy est bien placée pour saisir les opportunités d’investissement découlant d’une société en transition vers un modèle final positif pour la nature et facilité par la transformation digitale. L’objectif de cette approche est de proposer aux investisseurs une gamme diversifiée d’opportunités exposées à une croissance structurelle souvent mal évaluée.
STRATÉGIE DU FONDS
La stratégie Circular Economy vise à saisir les opportunités d’investissement découlant du passage de notre modèle économique de linéaire à circulaire.
Les principaux thèmes d’investissement de la stratégie sont étroitement liés aux opportunités identifiées dans le cadre de deux révolutions clés associées à cette transition : la bioéconomie et l’utilisation efficace des ressources. Parmi ces révolutions, l’univers d’investissement thématique réunit des sociétés soigneusement sélectionnées dans les régions et les secteurs. Il propose donc un univers d’investissement bien diversifié qui offre une ampleur et une profondeur adaptées à notre processus de sélection.
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