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    Les Chroniques de CLIC® : Pionniers de la circularité – l’avènement de l'économie du partage pour les objets du quotidien

    Les Chroniques de CLIC® : Pionniers de la circularité – l’avènement de l'économie du partage pour les objets du quotidien

    Beaucoup rechigneraient à payer plusieurs centaines d’euros pour une tonnelle qu’ils n’utiliseraient qu’une fois par an. Ou à acheter un nettoyeur vapeur uniquement pour leur cour extérieure. Ou un karaoké pour une seule fête. Il existe désormais une solution : la possibilité de louer des articles coûteux que l’on utilise généralement que de manière occasionnelle, via des plateformes en ligne pour une fraction de leur prix.

    Vu la croissance rapide de l’économie du partage, qui devrait atteindre 335 milliards de dollars d’ici 20251, beaucoup d’entreprises américaines et européennes louent des articles du quotidien pour une journée, une semaine ou un mois. Certaines détiennent elles-mêmes un stock et reconditionnent les articles, tandis que d’autres gèrent des plateformes qui permettent aux propriétaires de gagner un peu d’argent en louant leurs biens.

    Un ensemble d’ordinateurs pour un bureau, une console de jeu haut de gamme pour les vacances, des outils pour rénover sa maison ou une fontaine à chocolat pour un dîner - tous ces articles sont disponibles à ce nouveau stade de l’économie du partage. Pour le consommateur, l’avantage est évident : éviter de dépenser pour des articles coûteux qui ne serviront qu’occasionnellement, sans avoir à se soucier du stockage ni des réparations.

    Vu la rapidité de la croissance de l’économie du partage…beaucoup d’entreprises américaines et européennes louent des articles du quotidien pour une journée, une semaine ou un mois


    Le modèle de l’abonnement pour les produits technologiques dernier cri

    La start-up allemande Grover a été l’une des premières à expérimenter ce modèle, en louant des produits de technologie numérique neufs ou « comme neufs », tels que des drones, des ordinateurs portables, des montres connectées et des tablettes, contre un abonnement mensuel (à partir de 44,90 USD par mois pour la location d’un nouveau MacBook Air). Plus la location est longue, plus le prix de l’option d’achat baisse, grâce aux sommes déjà payées au titre de l’abonnement.

    L’objectif de cette société, créée en 2015, est de donner accès, à un prix abordable, à des produits technologiques dernier cri, tout en réduisant les déchets électroniques mondiaux, estimés à 57,4 millions de tonnes en 20212. Après s’être implantée en Autriche, aux Pays-Bas et en Espagne, en 2021, Grover louait près de 250 000 produits et a levé 1 milliard de dollars de fonds pour entamer son déploiement aux États-Unis3. Son expansion devrait porter les produits en circulation à cinq millions d’ici 2024 et économiser 24 000 tonnes de déchets électroniques. Le modèle locatif implique que, au lieu d’acheter un nouveau produit technologique et de l’envoyer dans une décharge lorsqu’une version plus récente paraît, le matériel peut être loué en fonction du besoin. Les produits renvoyés sont reconditionnés et remis en circulation, et lorsqu’ils atteignent la fin de leur cycle de vie, Grover veille à ce que les matériaux soient réutilisés ou recyclés. Selon le nouveau responsable des activités américaines de Grover, Andrew Draft : « Nous avons la capacité d’offrir aux Américains une solution qui leur permet d’économiser leur argent et de le dépenser plus intelligemment pour les produits technologiques dont ils ont besoin, tout en faisant circuler et en reconditionnant les produits dans un objectif de durabilité. »

    Le modèle locatif implique que, au lieu d’acheter un nouveau produit technologique et de l’envoyer dans une décharge lorsqu’une version plus récente paraît, le matériel peut être loué en fonction du besoin

    Lire aussi : Les Chroniques CLIC® : 10 solutions pour construire une économie circulaire et les entreprises qui montrent la voie

    Pourquoi acheter lorsque l’on peut louer ?

    Au Royaume-Uni, WhyBuy fonctionne selon un modèle similaire et propose une vaste gamme d’articles du quotidien, des accessoires de cuisine et appareils électroménagers aux articles de fête, en passant par les outils et les jouets pour enfants. La société, qui couvre actuellement la région de Londres, possède ces produits ou se les procure et accompagne chaque location d’un guide d’utilisation d’une page spécialement conçu. En 2019, WhyBuy a récolté via la plateforme Seedr 300 000 £ de financement4 préalable au lancement, avant de lever 1,32 million de livres supplémentaires en juin 20215. La start-up s’est associée au supermarché Tesco et a ouvert une boutique physique dans le magasin de Surrey Quays, à Londres, où les clients peuvent explorer une sélection d’articles populaires et les louer avec 20% de rabais. Pour le directeur commercial de l’entreprise, James Welch6 : « [À l’avenir], louer deviendra la norme. WhyBuy est conçue pour permettre aux gens d’adopter facilement ce mode de vie plus rapidement. »

    Les modèles d’affaires tels que ceux de Grover et de WhyBuy réduisent considérablement les émissions de carbone, en permettant aux biens de circuler et en réduisant les déchets électroniques. Ils font également rimer durabilité et rentabilité, puisque les entreprises dopent leurs résultats en récupérant plusieurs fois la valeur des articles.

    [Ces] modèles d’affaires…réduisent considérablement les émissions de carbone, en permettant aux biens de circuler et en réduisant les déchets électroniques

    Le modèle du partage entre pairs

    D’autres start-up axées sur le partage d’articles utilisent un modèle légèrement différent. En Suisse, Sharely fournit une plateforme qui permet aux propriétaires de télécharger des photos et un descriptif de leurs articles à louer et de recevoir directement les demandes des personnes intéressées. Le paiement s’effectue par l’intermédiaire de la plateforme, Sharely prélevant une commission de 20% et s’occupant de la collecte et de la livraison. Avec plus de 45 000 utilisateurs et 28 000 objets proposés à la location, l’entreprise est, depuis son lancement en 2013, la plus importante plateforme suisse de ce type. Sa CEO, Lucie Rein, a obtenu 660 000 CHF de financement et ses plans d’avenir intègrent la fourniture d’une plateforme de location prête à l’emploi à des sociétés de location traditionnelles, comme les loueurs de skis.

    Lire aussi : Les Chroniques CLICTM : S’abonner à un nouveau canapé – l’essor de la location de meubles

     

    Une évolution culturelle post-pandémie

    La pandémie a incité les consommateurs à découvrir de nouveaux loisirs, à utiliser plus fortement les outils technologiques et à organiser des réunions chez soi au lieu de se retrouver dans des lieux publics bondés. Une tendance dont ces trois sociétés ont bénéficié. Le chiffre d’affaires de Grover a progressé de 150% en 20207, et WhyBuy a été lancée au milieu de l’année 2020, après avoir identifié la demande de produits de loisirs à louer8. Comme l’a souligné Dominique Locher, de Sharely : « La pandémie a donné une nouvelle impulsion à l’économie circulaire. »9

    À l’heure où les consommateurs se préoccupent plus de l’environnement, les plateformes de partage représentent un moyen de profiter d’articles haut de gamme et de luxe d’une manière plus soutenable et circulaire

    Pour les investisseurs, ces sociétés d’un autre genre représentent une nouvelle opportunité née de la pandémie. Les intervenants du secteur suggèrent que le partage constitue le nouveau mode de consommation et, bien que d’autres acteurs de l’économie du partage aient rencontré des difficultés au plus dur des confinements, cette nouvelle génération d’entreprises basées sur un changement des habitudes de consommation attire l’attention des investisseurs.

    À l’heure où les consommateurs se préoccupent davantage de l’environnement, les plateformes de partage représentent un moyen de profiter d’articles haut de gamme et de luxe d’une manière plus soutenable et circulaire. Parallèlement, la facilité de la location et son coût incitent de plus en plus de gens à l’envisager comme une alternative à la possession. La CEO de Sharely, Lucy Rein, a précisé : « Nous ne pouvons pas espérer que les gens louent un article chez nous juste parce que c’est plus soutenable. Les facteurs de consommation décisifs sont la facilité et le rapport coûts-bénéfice – c’est le seul moyen de toucher le marché de masse. »10

     

    1 https://www.forbes.com/sites/forbeslacouncil/2019/03/04/the-sharing-economy-is-still-growing-and-businesses-should-take-note/
    2 https://www.weforum.org/agenda/2021/10/2021-years-e-waste-outweigh-great-wall-of-china/
    3 http://press.grover.com/149859-grover-secures-1bn-to-democratize-access-to-consumer-tech
    4 https://www.seedrs.com/whybuy/
    5 https://pitchbook.com/profiles/company/464344-21#overview
    6 https://www.linkedin.com/pulse/rental-revolution-coming-whybuy-owns-100s-products-so-james-welch/
    7 http://press.grover.com/156737-grover-global-leader-for-renting-consumer-electronics-launches-in-the-united-states-to-democratize-access-to-premium-consumer-technology
    https://www.whybuy.app/introducing-whybuy/
    9 https://www.handelszeitung.ch/unternehmen/sharely-mit-finanzierungsrunde-und-neuen-investoren
    10 https://www.nzz.ch/wirtschaft/sharely-ceo-lucie-rein-wir-muessen-mehr-bieten-als-nachhaltig

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