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    Un avenir positif dans un monde post-Covid

    Un avenir positif dans un monde post-Covid
    Samy Chaar - Chef économiste

    Samy Chaar

    Chef économiste
    Stéphane Monier - Chief Investment Officer<br/> Lombard Odier Private Bank

    Stéphane Monier

    Chief Investment Officer
    Lombard Odier Private Bank

    Bientôt deux ans depuis le début de la pandémie de coronavirus. Après des confinements généralisés dans le monde et une crise économique comme nous en avions rarement vues, qu’est-ce que l’année prochaine nous réserve ?

    En bref : nous pensons qu’il y a lieu d’être optimiste. Certains craignent la stagflation, mais nous maintenons nos perspectives positives et voyons des opportunités intéressantes parmi les actifs risqués. Jusqu’à présent, de nombreuses économies ont réussi à éviter une récession prolongée. Il faut toutefois surveiller les risques imprévus qui pourraient se profiler à l’horizon.

    Nous restons prudents, mais l’avenir post-vaccin semble prometteur.

    Certains craignent la stagflation, mais nous maintenons nos perspectives positives et voyons des opportunités intéressantes parmi les actifs risqués

    Démystifier les craintes de stagflation

    Aujourd’hui, la plus grande crainte du marché est la stagflation, car la croissance continue de ralentir, tandis que l’inflation se maintient à des niveaux élevés. Nous ne nous en inquiétons pas outre mesure, pour les raisons suivantes.

    Le monde vient de subir un choc qui a noyé son moteur économique. Mais l’économie mondiale a redémarré et a conjuré la crise, connaissant parfois une croissance rapide. Si le pire de la crise est derrière nous, le meilleur de la reprise est lui aussi passé. Aujourd’hui, les économies ont retrouvé leur allure de croisière partout dans le monde. Il n’était pas normal que la Chine progresse de 9% et les Etats-Unis de 7%, ou que le commerce international bondisse de près de 30%. Nous passons donc simplement à une phase plus stationnaire du cycle économique, à mesure qu’il devient plus mature.

    Selon Stéphane Monier, notre CIO Banque Privée : « La croissance est susceptible de ralentir et de se normaliser dans différents pays ».

    Si le pire de la crise est derrière nous, le meilleur de la reprise est lui aussi passé. Aujourd’hui, les économies ont retrouvé leur allure de croisière partout dans le monde

    Lorsque le variant Delta a fait son apparition, la confiance envers l’activité économique de la Chine, les marchés émergents, le marché du travail et le secteur hôtellerie/restauration a chuté. Cela étant, cette vague atteint son point culminant et le nombre de nouveaux cas de Covid commence à diminuer. Nous espérons que les vagues suivantes perturberont moins les chaînes d’approvisionnement grâce à l’accélération des campagnes de vaccination. Le vaccin est la clé qui nous permettra de maîtriser la pandémie.

    Les bénéfices des entreprises se situent à des sommets historiques, ce qui est très important pour le marché du travail : les entreprises ont les moyens d’investir et de soutenir le cycle d’investissement. Les fondamentaux semblent toujours solides. Les gouvernements lancent des programmes de reprise verte et les consommateurs ont accumulé une épargne importante. Nous constatons que les dépenses consacrées aux services sont encore loin des niveaux pré-Covid.

    Parallèlement, les chocs dus à la pandémie ont alimenté les inquiétudes relatives à l’inflation, notamment la normalisation des prix (qui avaient stagné pendant la pandémie), la perturbation des chaînes d’approvisionnement et la situation sur les marchés de l’énergie. Mais ces problèmes nous semblent, pour la plupart, temporaires. Une fois que la pandémie sera maîtrisée, ils disparaîtront peu à peu. Par ailleurs, la croissance ralentit en Chine, mais les dirigeants disposent d’une marge de manœuvre budgétaire et monétaire suffisante pour amortir le choc et éviter un ralentissement trop brutal.

    Samy Chaar, notre Chef économiste, explique : « Nous ne pensons pas être au bord de la stagflation ».

     

    Le risque en vogue

    Où seront les opportunités en 2022 ? Nous recommandons aux investisseurs de surveiller les actifs risqués, y compris en Europe.

    Aujourd’hui, nous évoluons dans un contexte de moindre croissance, moindres rendements et moindre inflation. Les actions européennes cycliques et « value », qui ont sous-performé pendant la pandémie, offrent un potentiel intéressant. Le résultat des élections allemandes pourrait donner un coup de fouet à ce processus. Une coalition centre-gauche serait positive pour les actions européennes et l’euro.

    Les élections allemandes sont également de bon augure pour la soutenabilité, qui devrait rester une priorité politique en Europe. Les considérations relatives au climat ont une importance capitale pour Lombard Odier. Nous sommes convaincus qu’elles doivent être placées au cœur de toutes les décisions d’investissement.

    …nous pensons que la transition climatique gagnera en importance dans le monde à l’avenir

    D’ailleurs, nous pensons que la transition climatique gagnera en importance dans le monde à l’avenir. Dans son dernier rapport, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) estime que la situation actuelle est une « alerte rouge pour l’humanité ». Avec la COP26 qui se déroulera à Glasgow en novembre, le climat sera une priorité pour les responsables politiques et les investisseurs. Nous avons développé une expertise interne en matière d’investissement soutenable. Nous voyons des opportunités parmi les entreprises qui modifient leur modèle d’affaires en fonction de l’objectif du « net zero » d’ici à 2050.

     

    Un avenir prometteur, mais la prudence reste de mise

    Avec la vaccination, les conditions nous semblent plus prometteuses pour l’économie mondiale. Les économies ont connu des pics de volatilité et des rebonds marqués au premier semestre 2021, de nombreux pays développés renouant avec leur trajectoire de croissance à long terme. Nous restons néanmoins vigilants. Nous réévaluons et repensons constamment nos principales hypothèses, puis identifions les potentielles sources de risque. En Chine, l’affaire Evergrande nous rappelle qu’en présence d’une liquidité abondante, de taux bas et d’une certaine exubérance, les risques peuvent rapidement se matérialiser.

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