La digitalisation, une valeur ajoutée pour les gérants et leur clientèle

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La digitalisation, une valeur ajoutée pour les gérants et leur clientèle

La réglementation redéfinit année après année le paysage juridique et avec, la gestion de fortune. Ces dispositions légales, qui instaurent la confiance et obligent les institutions financières à avoir une orientation à long terme, impliquent des investissements conséquents des banques dépositaires et des gérants de fortune externes pour absorber la charge de travail induite.

L’entrée en vigueur des nouvelles lois et ordonnances sur les services financiers (LSFin / OSFin) et sur les établissements financiers (LEFin / OEFin) au 1er janvier 2020 ne dérogera pas à la règle. Une récente étude du Boston Consulting Group sur les Gérants de fortune externes a mis en exergue les conséquences de cette nouvelle réglementation confirmant ainsi la préoccupation des gérants de fortunes externes : près de 42% des intermédiaires financiers sondés anticipent une augmentation significative des interventions manuelles, 30% voient la nécessité de changer de modèle d’affaires et 18% le besoin d’ajustements technologiques.

 

L’effet ciseaux, un défi majeur

L’évolution divergente des revenus et des coûts, que la nouvelle réglementation ne fera qu’accroître, nécessite un ajustement du modèle d’affaires rapide, voire même radical pour certains gérants de fortune.  Chacun s’attèle à la réduction des coûts de sa structure en augmentant l’efficience opérationnelle. Des gains obtenus par un ajustement de l’infrastructure technologique, mais également par des investissements dans des outils de plus en plus intégrés.

Près de 42% des intermédiaires financiers sondés anticipent une augmentation significative des interventions manuelles, 30% voient la nécessité de changer de modèle d’affaires et 18% le besoin d’ajustements technologiques

Dans cette période de restructuration que traverse l’industrie, des solutions innovantes et adaptées aux spécificités de chaque société de gestion de fortune existent. Le modèle d’affaires, la taille de la société, son degré de sophistication et de ses ressources, tant humaines que financières, détermineront le choix des options. L’accompagnement de la banque dépositaire dans ce processus demeure primordial afin d’opter pour des outils performants.  

 

Solutions digitales sur mesure, adaptées aux besoins

Les systèmes PMS (portfolio management system) mis à disposition par les banques dépositaires permettent déjà de visualiser l’ensemble des données de leurs clients, ouverts auprès de la banque en question, en un outil unique et pour les systèmes les plus performants en intégrant la dimension multi-juridiction. Dans le futur, il s’agira d’adopter un PMS performant et centralisé, avec un CRM intégré où les gérants récupéreront les flux de données fournis par leurs banques dépositaires. Ceci intégration permettra aux gérants de bénéficier d’un seul outil, les dispensant de multiples connexions parallèles aux différentes plateformes bancaires.

L’évolution divergente des revenus et des coûts, que la nouvelle réglementation ne fera qu’accroître, nécessite un ajustement du modèle d’affaires rapide, voire même radical pour certains gérants de fortune

Les structures de plus grande taille manifestent leur intérêt à pouvoir industrialiser et automatiser le passage d’ordres en s’appuyant cette fois-ci sur un flux de données allant du gérant vers la banque. La connectivité, appelée « 2-way PMS connectivity » ou « Fix protocol » (norme internationale de trading électronique) permet également une meilleure connectivité entre la société de gestion de fortune externe et les banques dépositaires. À court terme, la possibilité de passer des ordres auprès différentes banques dépositaires depuis leur propre PMS sera une réalité et un facteur important dans le choix des partenaires bancaires.

Cette digitalisation des processus va bien au-delà de la gestion des portefeuilles. Le contrôle de gestion automatisé assurant par exemple le « suitability test » requis par MiFID II en Europe et prochainement par la LSFin en Suisse, mais également l’archivage électronique permettant notamment la digitalisation de la correspondance bancaire, sont autant de fonctionnalités qui diminueront la charge administrative, un temps précieux pourra être investi au profit de la clientèle.

 

Expérience client différenciante

L’évolution technologique offrira également une meilleure expérience client. Demain, le marché proposera aux gérants de fortune externes des suites eBanking complètes y compris sur smartphone qu’ils pourront mettre à disposition de leurs clients finaux. Ces services, intégrés dans une expérience numérique avec des applications intuitives, faciles à utiliser et personnalisées, doivent contribuer à porter l'expérience client à un niveau sans précédent.

Ces services, intégrés dans une expérience numérique avec des applications intuitives, faciles à utiliser et personnalisées, doivent contribuer à porter l'expérience client à un niveau sans précédent

La personnalisation et le sur-mesure, qui sont au cœur de la relation entre le gérant et son client, s’en trouveront renforcés.
La clé du succès réside dans la capacité d'intégrer les nouvelles technologies de telle sorte qu'elles apportent une réelle valeur ajoutée à la clientèle. La digitalisation doit être considérée comme un vecteur de croissance pour la gestion de fortune et sera à l’avenir un facteur important de différenciation, pour les banques, comme pour les gérants de fortune externes.

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