FT Rethink

Créer une économie circulaire de la mode

Madison Darbyshire - Journaliste, The Financial Times

Madison Darbyshire

Journaliste, The Financial Times

Les mentalités changent et beaucoup reconnaissent aujourd’hui l’importance de la soutenabilité pour l’avenir de la société et de notre planète. Les entreprises n’échappent pas à cette tendance et, dans tous les secteurs d’activité, elles sont de plus en plus sommées de démontrer qu’elles partagent cette vision et qu’elles se transforment pour rendre possible un avenir soutenable. Si la nature des défis diffère suivant le secteur, l’industrie de la mode est l’un des rares secteurs à présenter un écart aussi important entre les souhaits des clients et l’offre réelle.

Il n’est dès lors pas surprenant que la mode soit aujourd’hui l’un des secteurs où les défis sont les plus grands en matière de soutenabilité.

 

Cette situation a été exacerbée par l’essor de la mode éphémère. Au début du XXe siècle, la nécessité l’emportait sur l’esthétique. Les gens n’achetaient de nouveaux vêtements que lorsque les anciens étaient usés et, dans le prêt-à-porter, l’année n’était rythmée que par deux « saisons » – chaude et froide. Mais la main-d’œuvre bon marché plus facilement accessible dans les économies émergentes a fait chuter les prix. Les marques de vêtements ont alors commencé à inciter leurs clients à acheter plus, plus souvent. Et les consommateurs ne se sont pas fait prier pour alimenter cette demande qui, à son tour, allait stimuler davantage l’offre.

C’est ainsi qu’a émergé le nouveau paradigme de la « mode éphémère » : désormais, les habits sont traités, si ce n’est consciemment considérés, comme une marchandise jetable. Il n’est dès lors pas surprenant que la mode soit aujourd’hui l’un des secteurs où les défis sont les plus grands en matière de soutenabilité. Et vu que l’achat de vêtements est majoritairement dicté par l’envie, et non par la nécessité, le plus grand de tous ces défis est peut-être celui des déchets.

Aujourd’hui, moins de 1% des textiles usagés sont recyclés sous forme de nouveaux matériaux portables. La part restante finit, pour l’essentiel, dans des décharges.

Aujourd’hui, moins de 1% des textiles usagés sont recyclés sous forme de nouveaux matériaux portables. La part restante finit, pour l’essentiel, dans des décharges. Mais à l’heure où la gestion des déchets devient une préoccupation publique croissante, on observe une multiplication des incitations économiques encourageant les marques de mode à repenser leurs modèles opérationnels afin de réduire autant que possible le recours aux matériaux et faire en sorte que la plupart des produits qu’elles vendent soient recyclés. L’élimination des déchets est donc devenue une opportunité commerciale. Et l’industrie de la mode commence à la saisir.

Dans la dernière vidéo de FT Rethink, Madison Darbyshire du Financial Times dresse le portrait de trois entreprises qui empruntent des voies nouvelles pour imposer un modèle circulaire dans le secteur de la mode. Suivez-la lors de ses visites aux entreprises Rapanuis Teemill, Worn Again Technologies et Brothers We Stand et découvrez les innovations qui pourraient aider à transformer l’une des industries les plus collectionneuses de déchets pour lui permettre de contribuer à un avenir pérenne.

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