Construction d’un « filet de sécurité » pour nos citoyens

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La seconde guerre mondiale redéfinit les axes du monde. Avec l’Europe et l’Asie en cendres, l’Amérique suit son propre chemin et vit le « rêve américain ». Les Etats-Unis deviennent la nation la plus riche du monde. Rapidement, de grandes et belles banlieues se multiplient, un réseau ferroviaire inter-états est construit, tout le monde peut s’offrir une voiture, les enfants sont envoyés au collège, une classe moyenne riche et blanche voit le jour.

Pendant que l’Amérique prospère, la Russie et la Chine disparaissent derrière le rideau de fer. Avec l’aide américaine, l’Europe et le Japon se reconstruisent. Les réformes monétaires de 1948/49 en sont le point de départ. En dix ans, le « Wirtschaftswunder » ou miracle économique, permet à l’Allemagne et au Japon de rattraper leur retard. L’Union européenne est créée en 1957. Un an plus tard, le contrôle sur le capital et les changes est levé.

Pendant ce temps, la balance commerciale positive de l’Amérique permet à ses citoyens de consommer et d’épargner. De grandes quantités d’argent sont versées dans les fonds de pension, les assurances-vie et les fonds de placement. Ces épargnes institutionnelles soutiennent le marché florissant des capitaux américains, qui bénéficient également des réformes menées pendant la grande dépression de 1929 à 1939. Lors de la Conférence de Bretton Woods en 1944, un nouvel ordre financier de l’après-guerre est établi et substitue le Dollar américain à l’or. Le dollar devient la monnaie mondiale. Le système financier américain domine le monde de l’ investissement.

Au cours de ces années, le Dollar américain et le Franc suisse sont les deux seules monnaies librement convertibles. Notre banque propose des titres canadiens et américains à la clientèle. En 1950, Lombard Odier ouvre un bureau à Montréal. Lorsque les bourses européennes redémarrent dans les années cinquante et soixante, notre banque met en place les méthodes d’investissements US en Europe et facilite l’accès du marché européen aux américains. Par ailleurs, Lombard Odier crée des titres transatlantiques, ouvre un bureau à Londres en 1973 et est la première banque étrangère à acquérir un siège à la bourse de New York en 1979. Notre banque entre dans le monde de la gestion institutionnelle.

En 1971, lors d’un référendum, les citoyens suisses décident de renforcer le système d’assurance vieillesse en le complétant par des plans de retraite obligatoires. Lombard Odier possède déjà une grande expérience dans ce domaine en raison de son propre plan de retraite établi en 1926 et de ses liens d’affaires avec les investisseurs institutionnels américains.

Parallèlement, nos associés étendent leurs opérations à Londres. Le bureau commence à émettre des fonds thématiques et introduit des opportunités d’investissement asiatiques en Europe. En 1996, Lombard Odier emploie cent employés à Londres et gère plus de dix milliards de Francs suisses d’actifs. Naturellement, notre banque se fait bientôt connaître sur le marché institutionnel international, couvrant les deux côtés de l’Atlantique. Un nouveau modèle d’affaires est né, qui, en parallèle à la gestion privée, devient le deuxième pôle d’activité le plus important de Lombard Odier.

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Alexandre Lombard

Une approche d'investissement prudente fait partie de notre ADN depuis nos origines :
"Le marché de Londres a été secoué par de catastrophiques banqueroutes. […] C’est dans des temps comme ceux que nous vivons que l’on est heureux d’avoir agi avec modération. Pour le bien de tous, je souhaiterais juste que nous ayons agi plus précautionneusement encore."
Alexandre Lombard, journal, 20 septembre 1847.