Une banque d’investissement transatlantique

à la découverte de rendements diversifiés.

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De 1790 à 1915, les Etats-Unis enregistrent la plus extraordinaire croissance que les marchés émergents n’aient jamais vue ! En seulement 125 ans, une société essentiellement agricole, recensant quatre millions de personnes, se transforme en un géant industriel bénéficiant du plus grand produit intérieur brut IB au monde et comptant cent millions de citoyens. De plus, elle se place en pionnière du développement en ingénierie et en télécommunication, ainsi qu’en production d’acier, de pétrole et d’énergie électrique.

Ce formidable essor a été financé par un marché jeune et dynamique soutenu par un système fiscal moderne. Sans être entravées par une législation pénible, en matière de responsabilité, comme c’était le cas au Royaume-Uni, les sociétés anonymes peuvent être librement établies et les échanges facilités dans presque tous les états. Cela explique pourquoi la Bourse de New York voit le jour en 1792. Ce marché émergent représente une opportunité d'investissement extrêmement intéressante au cours du XIXe siècle et permet aux investisseurs étrangers de diversifier leur portefeuille, qui consiste principalement en dettes souveraines européennes et en diverses actions dans les canaux, chemins de fer ou mines. Ce n’est donc guère surprenant que notre banque ait saisi l’occasion qui se présente à elle en Amérique entre la guerre d’indépendance et la première guerre mondiale.

Avec l'arrivée de Charles Odier en 1830, notre banque devient une banque d'affaires classique avec une tendance francophile. Pourtant, c’est Charles Odier qui encourage Alexandre Lombard, l'un de ses associés, à s’intéresser au marché américain et qui l'incite à utiliser ses connaissances d’Outre-Mer pour conseiller la clientèle. Alors qu’il dirigeait avec succès son entreprise de coton au Havre, Charles Odier rencontre, à l'âge de 22 ans, la famille Iselin, qui allait créer l'une des banques d'affaires les plus importantes de l'Amérique du Nord. Nous savons peu de choses sur la relation précise entre Lombard Odier et la Banque Iselin & Co, sauf qu'il y avait un échange fréquent entre partenaires- tant James Odier, qu’Alexis Lombard se sont rendus à New York- et que la Banque Iselin a également été la banque correspondante de Lombard Odier aux Etats Unis.

Influencé par les écrits du philosophe Alexis de Tocqueville, Alexandre Lombard, qui n'a pourtant jamais eu l’opportunité de visiter les États-Unis, publie plusieurs livres brillants sur la situation financière en Amérique du Nord. Une autre raison de l'affection particulière d’Alexandre Lombard pour l'Amérique est l'affinité spirituelle qu'il ressent pour la culture américaine. Puritains, presbytériens et autres protestants partagent alors son éthique de travail. Quand il meurt, la moitié de ses investissements personnels sont placés dans des actions américaines.

A la fin du XIXe siècle, Lombard Odier est le plus grand souscripteur de titres de créances américains investis en Europe, bien avant la Société Bancaire Suisse à Bâle ou le Crédit Suisse à Zurich. Comme tout marché émergent, le marché américain, peu réglementé, a connu sa juste part de paniques et de crises, mais Lombard Odier a su prudemment gérer les risques et a été en mesure de bâtir une entreprise de souscription durable. La décision d’investir dans des titres américains est extrêmement profitable pour les clients de la banque surtout lorsque la valeur des titres allemands, autrichiens, russes, turcs ou français s’effondrent dès le début de la première guerre mondiale.

En 1923 Henry Odier, un de nos associés, écrit : « Si la grande guerre n'a pas détruit 50% de tous les portefeuilles genevois, on peut dire qu'une grande partie de ce succès doit être attribuée à Alexandre Lombard. Nos pères fondateurs sont devenus les plus grands distributeurs de titres américains parce qu’’ils voulaient diversifier leurs portefeuilles d’obligations européennes ; ce qui s’avéra être une formidable occasion d’innover dans ce domaine. Une fois de plus, ils ont repensé leur modèle d’affaires et sont devenus un trait d’union fiable et précieux, entre l'Europe et l'Amérique, dans la recherche des investissements pour leurs clients. »

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Alexandre Lombard

Une approche d'investissement prudente fait partie de notre ADN depuis nos origines :
"Le marché de Londres a été secoué par de catastrophiques banqueroutes. […] C’est dans des temps comme ceux que nous vivons que l’on est heureux d’avoir agi avec modération. Pour le bien de tous, je souhaiterais juste que nous ayons agi plus précautionneusement encore."
Alexandre Lombard, journal, 20 septembre 1847.