Les États-Unis ont-ils atteint un sommet?

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Les États-Unis ont-ils atteint un sommet?

Salman Ahmed, PhD - Chief Investment Strategist

Salman Ahmed, PhD

Chief Investment Strategist
Charles St-Arnaud - Senior Investment Strategist

Charles St-Arnaud

Senior Investment Strategist

Il est indéniable que la réforme fiscale aux États-Unis a eu un impact majeur sur la croissance et explique la surperformance de l’économie américaine en 2018, mais cette impulsion devrait progressivement s’estomper en 2019. 

En particulier, il faut s’attendre à ce que l’impact favorable de cette relance sur les dépenses de consommation et les investissements des entreprises s’atténue dès les prochains trimestres. De fait, les chiffres des commandes de biens d’équipement laissent déjà apparaître des signes de diminution des investissements des entreprises. En parallèle, la remontée continue des taux d’intérêt engendre également un ralentissement du secteur du logement, lequel risque de légèrement freiner la croissance l’an prochain. Dès lors, nos prévisions concernant la croissance américaine en 2019 sont proches de la moyenne, mais nous estimons que les risques négatifs l’emportent.

Outre l’élan habituel dont la croissance économique a bénéficié sous l’effet des mesures d’assouplissement budgétaire, les rachats d’actions ont constitué un facteur technique positif important pour les marchés actions américains. Tout ralentissement sur ce front au début de l’an prochain représenterait un changement de dynamique majeur.

En particulier, le rapatriement des bénéfices détenus à l’étranger pour un montant estimé à 400 milliards USD à la fin du 3e trimestre a soutenu les investissements des entreprises au premier semestre 2018. Il a également contribué à l’augmentation des rachats d’actions, dont le montant a été estimé à 680 milliards USD au premier semestre, ce qui représente un record.

Pour les investisseurs, la question reste de savoir, quelle sera la réaction des marchés à la normalisation de la croissance des bénéfices et à la diminution du montant des rachats d’actions ces prochains trimestres face au net ralentissement des rapatriements de trésorerie détenue à l’étranger. La conséquence pourrait être la fin de la surperformance des actions américaines qui a constitué une tendance dominante en 2018.

En ce qui concerne la politique monétaire, nous pensons que la Réserve fédérale poursuivra progressivement son resserrement. La banque centrale américaine a déjà manifesté dans ses dernières projections son intention de relever ses taux d’environ 100 points de base (pb) d’ici la fin 2019 et de réduire la taille de son bilan de 50 milliards USD par mois

Nous pensons que les taux américains à dix ans culmineront autour de 3,30% en 2019 et que l'aplatissement de la courbe demeurera un problème majeur à l'avenir.

Compte tenu de l’accroissement continu des pressions inflationnistes, la Réserve fédérale va devoir poursuivre la réduction de son soutien monétaire. Cependant, notre estimation est que la Fed rehaussera ses taux de 75 pb d’ici fin 2019 et ne modifiera pas le rythme de l’allègement de son bilan. Il se pourrait qu’elle procède à un relèvement moins important qu’attendu à l’heure actuelle et/ou qu’elle ralentisse le rythme de réduction de la taille de son bilan compte tenu des distorsions que cela occasionne sur les marchés. Les récentes déclarations de membres du comité de politique monétaire de la Fed, y compris de son président Jerome Powell, font déjà apparaître une sensibilité accrue aux menaces qui planent sur l’économie américaine et dénotent un changement de ton par rapport à la fermeté affichée en août dernier.

Le dollar est également susceptible d’effacer en partie sa surperformance de 2018, face au ralentissement de la croissance et à la réduction des écarts de taux. L’affaiblissement du billet vert pourrait donner un élan à la croissance mondiale et à certains actifs. Il contribuerait en effet à améliorer la situation de la dette extérieure des pays émergents et à rendre les actifs locaux plus attrayants aux yeux des investisseurs étrangers, tout en rendant les actifs libellés en dollars moins intéressants. Les données historiques montrent que le repli de la monnaie américaine a un impact positif sur la croissance mondiale. Dans une récente étude,2 le National Bureau of Economic Research estime qu’une baisse de 1 % du dollar par rapport à l’ensemble des devises mondiales se traduit par une augmentation de 0,6 à 0,8 % du volume des échanges commerciaux internationaux.

Télécharger le Global Outlook 2019.

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