Cinq pistes à suivre pour sauver nos océans

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Cinq pistes à suivre pour sauver nos océans

La Journée mondiale de l’océan nous offre l’occasion de rendre hommage à la puissance de l’océan et de réfléchir à des solutions pour le protéger et bâtir un avenir soutenable. Trop souvent sous-estimés, les océans constituent l’une de nos plus précieuses ressources naturelles. Recouvrant plus de 70% de la surface de notre planète, ils abritent une part essentielle de la vie sur Terre. Les océans nous nourrissent, nous servent de terrain de jeu, nous procurent des médicaments, purifient l’air que nous respirons et régulent le climat, pour ne citer que quelques-uns de leurs bienfaits. En d’autres termes, ils sont les garants de notre mode de vie.

Mais la pêche industrielle, l’exploration pétrolière offshore et l’utilisation de l’océan comme décharge de plastiques et d’autres produits chimiques dangereux ont mis en péril cet écosystème fragile. Notre modèle économique gaspilleur, inefficace, inéquitable et sale (Wasteful, Idle, Lopsided and Dirty, WILD) est en train de tuer l’océan, un processus qui pourrait entraîner des coûts annuels de USD 428 milliards à l’horizon 20501. En basant notre mode de vie sur le modèle « prendre, utiliser, jeter », nous avons mis en danger notre écosystème et détruit des espèces essentielles.

La Journée mondiale de l’océan nous offre l’occasion de rendre hommage à la puissance de l’océan et de réfléchir à des solutions pour le protéger et bâtir un avenir soutenable

Il est temps de s’engager à protéger l’océan, afin de garantir une économie soutenable – et d’exploiter avec discernement les ressources océaniques pour assurer notre développement économique. Selon le World Wildlife Fund, les océans ont une valeur économique de plus de USD 24 000 milliards et génèrent annuellement près de USD 2500 milliards. Cette estimation tient compte uniquement des bénéfices directs, sans refléter les autres bénéfices tels que leur contribution à la régulation du climat et les autres apports à notre écosystème mentionnés plus haut. Il existe désormais une preuve incontestable que la prospérité économique et écologique future de la planète dépend de la santé des océans.

Renforcer la protection, limiter la pêche, miser sur des solutions végétales et réduire notre empreinte carbone sont cinq pistes à suivre pour préserver les océans, afin qu’ils puissent continuer à nous offrir les services dont nous dépendons tous.

Si nous protégeons la santé des océans, nous assurons la santé de la planète et soutenons la transition vers une économie CLIC™ (« Circular, Lean, Inclusive, Clean », circulaire, efficiente, inclusive et propre).

 

Fixer des limites

La surpêche, le tourisme de masse et la pollution ont endommagé les océans. Or, il a été démontré à différentes reprises que la délimitation de zones protégées et l’imposition de quotas de pêche basés sur une évaluation scientifique permettaient de maintenir les populations de poissons et de les voir prospérer. Pour le moment, seuls 2% des océans sont totalement protégés, mais un mouvement monte en puissance. Partout dans le monde, des voix s’élèvent pour étendre les zones marines protégées à 30% au moins d’ici 2030. Les réglementations peuvent réduire le risque de prises accidentelles, limiter l’impact du changement climatique et protéger l’écosystème des océans. La France, qui est un acteur majeur dans la conservation marine, a déjà protégé un tiers de ses eaux.

La surpêche, le tourisme de masse et la pollution ont endommagé les océans. Or, il a été démontré à différentes reprises que la délimitation de zones protégées… permettaient de maintenir les populations de poissons et de les voir prospérer

Réensauvager les fonds marins

Savez-vous ce qu’est le réensauvagement ? C’est une approche qui vise à entretenir les fonds marins ou à réintroduire des plantes et des formes de vie essentielles dans des zones où elles sont nécessaires et les aider à prospérer sans intervention humaine2. Les herbiers marins, les marais maritimes et les mangroves3, qui en sont les meilleurs exemples, peuvent absorber d’importantes quantités de carbone. Les herbes marines notamment peuvent stocker 35 fois plus de carbone que les forêts pluviales. Au Royaume-Uni, où 92% des herbes marines ont disparu, l’Ocean Conservation Trust (OCT) a récemment lancé un vaste projet de restauration des herbiers marins. En stimulant la biodiversité de nos océans et en protégeant leur santé, nous aidons les pêcheries, préservons la vie côtière et contribuons à limiter les problèmes liés au changement climatique.

En stimulant la biodiversité de nos océans et en protégeant leur santé, nous aidons les pêcheries, préservons la vie côtière et contribuons à limiter les problèmes liés au changement climatique

Réduire le gaspillage

La pollution due au plastique est une préoccupation majeure, tant sur la terre que sous la mer. Au moins huit millions de tonnes de plastique sont déversées chaque année dans les océans et sont à l’origine de 80% des débris flottant en surface ou enfouis dans les sédiments, en profondeur. N’oublions pas non plus les microplastiques, qui entrent dans la chaîne alimentaire et contaminent nos eaux. La pollution due au plastique est l’un des problèmes les plus répandus affectant l’environnement marin. Elle accélère directement le changement climatique mais y contribue aussi indirectement, en bouleversant les écosystèmes et leur capacité à absorber le carbone.

Mais une prise de conscience mondiale s’est amorcée et les consommateurs exigent des alternatives au plastique. Ainsi, la société indonésienne Evoware, par exemple, utilise désormais des algues pour ses emballages. L’organisation Plastic Bank, que Lombard Odier est fière de soutenir, est un autre exemple de solution innovante : elle permet aux plus démunis de récolter le plastique et de l’échanger contre d’autres biens. Le plastique recueilli est ensuite reconditionné et réintroduit dans la chaîne d’approvisionnement.

 

Opter pour des solutions végétales

Réduire l’utilisation du plastique, réglementer la pêche et réensauvager les fonds marins sont des options essentielles pour développer une économie soutenable. Mais modérer notre consommation de poisson et opter pour une alimentation d’origine végétale pourrait avoir un impact important également. Parmi les défis liés à la soutenabilité, auxquels sont actuellement confrontés les industries de la viande et de la pêche, figure la recherche d’autres sources de protéines, à l’heure où les consommateurs revoient leurs choix alimentaires. Thon et crevettes à base de plantessushi végétauxsaumon de laboratoire : les alternatives au poisson voient leur part progresser dans l’industrie de l’alimentation végétale, qui pèse USD 13,7 milliards et était jusqu’ici dominée par la viande végétale mieux connue. Le fabricant d’aliments véganes Good Catch, par exemple, a créé un thon végétal qui a l’allure et le goût du vrai thon, estiment les spécialistes.

Thon et crevettes à base de plantes, sushi végétaux, saumon de laboratoire : les alternatives au poisson voient leur part progresser dans l’industrie de l’alimentation végétale, qui pèse USD 13,7 milliards et était jusqu’ici dominée par la viande végétale mieux connue

Réduire les émissions mondiales de CO2

Les océans jouent un rôle primordial dans la régulation de notre climat. Selon le budget carbone mondial, ils absorbent près de 10 milliards de tonnes carbone chaque année. Ce volume représente près de 26% des émissions mondiales annuelles et légèrement moins que le volume filtré par les forêts et les autres végétaux terrestres. Pour mettre les choses en perspective, une étude a démontré que les « océans absorbent un volume de carbone équivalant au poids de 2,6 milliards de VW Coccinelle chaque année »4.

Les océans jouent un rôle primordial dans la régulation de notre climat. Selon le budget carbone mondial, ils absorbent près de 10 milliards de tonnes carbone chaque année

En raison de l’absorption de ces importants volumes de carbone, malheureusement, les océans se sont progressivement acidifiés depuis la révolution industrielle. Partout dans le monde les récifs coralliens blanchissent, ce qui a un impact sur la croissance des herbes marines et des crustacés, dont les habitats sont endommagés. Les récifs coralliens seront tombés à 10 ou 30% de leur surface initiale dans le meilleur des cas, c’est-à-dire si l’on parvient à contenir le réchauffement climatique à moins de 1,5 degrés Celsius. Cette perte aura un impact direct sur l’habitat des crustacés. Or ces derniers agissent comme des super-filtres, qui absorbent le dioxyde de carbone en excès et filtrent les océans de leurs polluants. Pour stopper l’acidification des océans et inverser la tendance, nous devons réduire nos émissions de dioxyde de carbone et progressivement abaisser la concentration de CO2 déjà présent dans l’atmosphère.

 

Protéger le capital naturel

Il est temps de protéger notre capital naturel et de construire un avenir soutenable. Gouvernements, investisseurs et consommateurs ont tous un rôle clé à jouer pour freiner l’acidification des océans et réduire les émissions de carbone. Pour y parvenir, il faudra nous orienter vers des énergies sans carbone, comme le solaire et l’éolien. Nous appelons ce nouveau modèle l’économie CLIC™. Et les sociétés qui s’engagent sur cette voie seront, demain, les grandes gagnantes.

 

1 https://www.weforum.org/agenda/2020/06/human-impact-ocean-economy/
2 https://www.euronews.com/green/2020/09/10/eu-must-end-overfishing-to-protect-our-oceans-say-scientists
3 https://www.euronews.com/green/2021/03/03/australia-marine-hotspots-found-to-store-2bn-tonnes-of-blue-carbon
4 https://www.seattletimes.com/seattle-news/the-ocean-absorbs-billions-of-tons-of-carbon-every-year-that-process-is-accelerating-new-study-shows/

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