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    Lorsque les marchés échouent, toutes les générations doivent unir leurs forces

    Lorsque les marchés échouent, toutes les générations doivent unir leurs forces

    Selon le Prix Nobel français et professeur d’économie Jean Tirole, « les marchés sont dans l’ensemble efficients, mais il leur arrive de ne pas l’être à cause des monopoles ou de la mauvaise information des consommateurs. L’absence d’égalité des chances, la mixité actuelle du système assurantiel et les fortes inégalités sont d’autres exemples de défaillances du marché. Il n’y a en effet aucune raison pour que le marché donne des résultats semblant émaner d’une société harmonieuse alors que cette dernière est en réalité bâtie derrière le voile de l’ignorance. » Les défaillances du marché requièrent ainsi l’intervention de l’Etat. Et si l’Etat échoue également, il faut en appeler à la responsabilité sociale des particuliers et des entreprises. Pour l’économiste, on s’attend souvent à ce que l’Etat corrige les défaillances du marché, alors que c’est rarement le cas en réalité. Les entreprises socialement responsables peuvent alors tirer leur épingle du jeu en œuvrant pour le bien commun, soit en adoptant une vision à long terme, soit en menant une action philanthropique au nom de leurs parties prenantes (consommateurs, investisseurs, employés).

    On s’attend souvent à ce que l’Etat corrige les défaillances du marché, alors que c’est rarement le cas en réalité.

    Lutter contre le réchauffement climatique

    Le réchauffement planétaire est un exemple flagrant de défaillance du marché. Jean Tirole insiste sur l’urgence de s’attaquer à ce problème : « Nous ne pouvons pas éternellement repousser les négociations politiques sérieuses et maintenir parallèlement notre niveau excessif d’émissions. » Parmi les personnes qui seront le plus fortement touchées par le réchauffement, une grande partie ne va pas aux urnes, voire n’est pas encore née. Jean Tirole estime qu’avec l’échec du marché et des gouvernements sur ce dossier, l’innovation a un rôle vital à jouer.

    Parmi les personnes qui seront le plus fortement touchées par le réchauffement, une grande partie ne va pas aux urnes, voire n’est pas encore née.

    Tarification du carbone

    Lors du sommet Lombard Odier Generations, le président honoraire de la Fondation Jean-Jacques Laffont – Toulouse School of Economics a récemment présenté une réponse simple à apporter au problème des émissions de carbone. « Le prix du carbone doit être le même pour tous – quel que soit le secteur, le pays ou l’émetteur : l’effet de l’émission de carbone est le même à Beijing ou à Venise », a-t-il déclaré. Si les économistes ont beau être d’accord sur la nécessité de fixer un prix pour le carbone, aucun accord n’a pour l’heure été trouvé sur les modalités de sa fixation (taxe carbone ou système de plafonnement et d’échange).

    Le prix du carbone doit être le même pour tous – quel que soit le secteur, le pays ou l’émetteur.

    La tarification du carbone est nécessaire, mais elle peut nuire aux pays pauvres et aux pays les moins développés. Sa mise en œuvre exigera par conséquent des transferts compensatoires. Il ajoute que les pays pauvres et émergents, qui seront d’importants émetteurs à l’avenir, devraient ainsi être rémunérés pour avoir atteint leurs objectifs en matière de CO2.


    Mettre en avant les solutions

    Lors du sommet inaugural organisé par Lombard Odier, cet éminent universitaire, dont les travaux portent sur l’organisation industrielle, la théorie des jeux, la banque et finance, l’économie et la psychologie, a exposé son point de vue devant un parterre de leaders d’opinion invités pour trouver des solutions concrètes à la crise climatique. La manifestation a également pu compter sur la présence d’autres intervenants, à l’instar de Nicholas Flanders, qui a parlé de la transformation du CO2 en un produit précieux pour réduire notre empreinte carbone, et d’Alfredo Brillembourg, un architecte qui s’efforce de placer les gens au cœur de la construction des villes.


    Viser l’échelle planétaire

    Pour faire face au changement climatique, il est essentiel d’agir à l’échelle mondiale et non locale. A défaut, les industries à forte intensité de carbone des pays « vertueux » seront tentées de délocaliser leurs activités à l’étranger. Ce phénomène, qui sera ressenti comme une forme de tricherie, minera alors la détermination des citoyens de ces pays à poursuivre leur lutte contre le changement climatique.

    Comme pour toutes les autres politiques, celles qui s’attaquent aux changement climatique ne doivent pas traiter les symptômes ou proposer des remèdes miracles, mais avoir un impact. Pour Jean Tirole, il est important de dialoguer avec les jeunes générations sur cette question et de faire en sorte que toutes les générations unissent leurs efforts dans cette lutte.

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