Le projet Hydroptère
Le projet Hydroptère a vu le jour dans les années 1980 sous l’impulsion d’Eric Tabarly et d’Alain Thébault entourés de scientifiques et de navigateurs. De 1987 à 1992 Alain Thébault met au point différentes maquettes et développe un concept de bateau volant, l’Hydroptère, qui est mis à l’eau en 1994. Son premier vol est un succès.
Brisé en 2005 par une tornade, l’Hydroptère reprend son envol grâce à l’aide de Thierry Lombard. L‘aventure prend alors une nouvelle dimension. Les records se succèdent, et en 2009, l’Hydroptère entre définitivement dans l’histoire de la voile en franchissant la barre mythique des 50 nœuds ‒ équivalant au passage du mur du son dans l’aéronautique. En atteignant 50,17 nœuds de moyenne (92,91 km/h) sur un mille nautique avec une pointe à 56,3 nœuds (104 km/h), l’Hydroptère devient le voilier le plus rapide du monde.
Quant à l’Hydroptère.ch, le catamaran laboratoire développé en Suisse pour évaluer l’effet d’une multitude de paramètres sur les performances de ces bateaux volants, il affirme son statut de "concentré de vitesse" dès sa première saison de navigation en 2011 en remportant deux des trois records les plus prestigieux du lac Léman : le record du kilomètre à 31,46 nœuds et le record de l’heure à 22,66 nœuds.
Après six années de fructueuse collaboration, l’Hydroptère et l’Hydroptère.ch ont décidé en janvier 2012 de voler chacun de leurs propres ailes. L’équipe française de l’Hydroptère partira à la conquête de records océaniques tandis que celle de l’Hydroptère.ch, avec ses ingénieurs-marins, son laboratoire de recherche, l’appui de l’EPFL et du chantier Décision, se consacrera au développement de la technologie fondamentale des bateaux volants et poursuivra sa conquête de records de vitesse pure.
Lombard Odier continuera à soutenir l’Hydroptère.ch, qui s’inscrit parfaitement dans la lignée des valeurs et des engagements de la Maison : gestion des défis et recherche de performances, capacité d’adaptation et d’innovation, et mise en valeur des talents individuels et collectifs.